Peter Parker, lycéen timide, réservé et brillant en sciences, perd tous ses moyens dès qu'il s'agit d'aller parler à la fille de son cœur depuis tout petit, l'adorable Mary Jane Watson. Un jour qu'avec sa classe il visite un laboratoire spécialisé dans les araignées mutantes, l'adolescent se fait piquer par une arachnide s'étant échappée. Le lendemain il se réveille différent, très différent, se découvrant des super-pouvoirs.
Spiderman fait partie de ces rares films qui me sont invariants. Par cette étrange appellation je désigne les films que j'ai vu quand j'étais petit (9 ou 10 ans, selon que je l'ai vu le jour de sa sortie ou après, me rappelle plus), que j'avais adoré, et que j'adore encore aujourd'hui, non pas par nostalgie mais vraiment parce que c'est un bon film. À vrai dire la meilleur adaptation de comic book au cinéma, devant Iron Man puis Superman Returns (vous avez le droit de me trouver nul pour l'absence des Batman de Nolan dans ce top 3). Même si j'avoue ne pas avoir vu les plus récentes adaptations comme Thor ou Green Lantern. Il faut bien avouer que Sam Raimi signait là un véritable bijou, à la fois en adaptant de manière très mature Spider-man au cinéma, et en ne quittant jamais l'univers merveilleux et léger des super-héros. Une réussite totale, et jamais égalée.
J'ai aimé :
- - La bande-originale magnifique de Danny Elfman qui, de ces violons sur le logo Columbia à ce final totalement épique, s'impose comme un véritable hymne en adéquation parfaite avec le film, allant parfois jusqu'à coller parfaitement à l'image (ce passage où Peter grimpe pour la première fois au mur et les cuivres à chaque fois qu'il pose une main, génial)
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- - La réalisation remarquable de Sam Raimi. Le cinéaste livre pas mal de plans bien stylés et orchestre une mise en scène très parlante. Il filme des plans pas trop courts, parfois même longs (la scène où Peter pleure dans sa chambre et où tante May vient le réconforter est un petit plan-séquence qui met à l'occurence au premier plan le talent des acteurs), montrant qu'il sait ce qu'il veut et rendant les scènes d'action spectaculaires.
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- - Les effets spéciaux très bien foutus. Les effets numériques ne sont utilisés que lorsque c'est nécessaire et sont très bien intégrés dans le cas échéant. Les effets physiques sont impeccables.
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- - La narration et le scénario simple, clair et net.
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- - <spoiler>La scène sous la pluie où Mary Jane embrasse Spider-Man suspendu la tête en bas</spoiler>
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- - <spoiler>Ce plan sur le visage de Spider-Man où se reflètent d'un côté Mary Jane en train de tomber, de l'autre côté les petits enfants en train de tomber</spoiler>
Je n'ai pas aimé :
- - Ces petits moments d'humour au milieu de scènes sérieuses (lorsque Peter essaie de tisser une toile au sommet d'un immeuble ; Spider-Man qui sort un "aïe !" ironique quand il voit un policier se faire latter par le bouffon vert ; ce dernier qui lâche un "oh" juste avant de mourir ; etc). Je n'aime pas ça, tension dramatique ou humour meta, il faut choisir, mais les deux en même temps ça n'a aucun sens. Malheureusement pour moi Sam Raimi semble aimer ça parce ce phénomène a lieu à l'échelle macroscopique dans Spider-Man 3, ce qui détruit le film d'ailleurs.
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- - Quand Peter se rend compte que le bouffon sait qui il est réellement et se dit à lui-même... "Il sait qui je suis réellement". Le réellement n'était pas nécessaire, à vrai dire c'est lui qui fait passer la réplique d'un truc crédible qu'on peut se dire à soi-même à "allez je raconte le film pour ceux qui comprennent rien". Mais là je chipote violemment. Il n'y a vraiment pas grand-chose à reprocher à ce film.
Transcendant | Excellent | Bon | Sympathique | Moyen | Ennuyant | Mauvais | Ultra mauvais