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        <title><![CDATA[Filoutery]]></title>
        <link>http://filoutery.over-blog.com/</link>
        <description><![CDATA[Le cin&eacute;ma, tout le monde aime &ccedil;a.]]></description>
                  <item>
            <title><![CDATA[Dans la régie des 67e Tony Awards]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/dans-la-r%C3%A9gie-des-67e-tony-awards</link>
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            <pubDate>Tue, 18 Jun 2013 15:00:52 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>Je me suis parfois demand&eacute; comment se passait la r&eacute;alisation des &eacute;missions de t&eacute;l&eacute;vision qui passent en direct &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision. En effet, le direct impose que le montage, c&#39;est-&agrave;-dire le choix des plans de cam&eacute;ra se succ&eacute;dant, soit fait &agrave; la vol&eacute;e, pendant la diffusion m&ecirc;me des images. Si j&#39;ai bien compris le processus, les cam&eacute;ramen filment l&#39;&eacute;v&eacute;nement sous tous angles possibles et imaginables, et en r&eacute;gie, un r&eacute;alisateur d&eacute;cide en temps r&eacute;el quel angle de vue est diffus&eacute;e. J&#39;imagine que ce doit &ecirc;tre une t&acirc;che plut&ocirc;t stressante et une vid&eacute;o YouTube montrant le r&eacute;alisateur Glenn Weiss a l&#39;ouvrage confirme ce que j&#39;imaginais. Bien sûr le r&eacute;alisateur peut aussi ordonner en direct au cam&eacute;ramen des effets de cam&eacute;ra style travelling ou zoom.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p >&Ccedil;a se passe aux derniers Tony Award (2013, 67e &eacute;dition), l&#39;&eacute;quivalent des Oscars mais pour le th&eacute;&acirc;tre si j&#39;ai bien compris, pr&eacute;sent&eacute;s cette année par Neil Patrick Harris.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>La vid&eacute;o suivante montre l&#39;int&eacute;gralit&eacute; de la c&eacute;r&eacute;monie, mais le moment qui nous int&eacute;resse se passe de 6:10 &agrave; 8:22</p>

<p >&nbsp;</p>

<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/mWGGKLi-F1k" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>


<p>&nbsp;</p>

<p>Et voici le réalisateur qui orchestrait le moment :
</p>

<iframe width="577" height="433" src="http://www.youtube.com/embed/ibgfS_YaHcc" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Les Fils de l'Homme (Alfonso Cuarón, 2006)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/les-fils-de-l-homme-alfonso-cuar%C3%B3n-2006</link>
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            <pubDate>Fri, 07 Jun 2013 12:35:29 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p><span style="font-family:georgia,serif;">Dans le futur (2027), les gens ne peuvent plus faire d&#39;enfant, alors c&#39;est le bazar.</span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><img src="http://i.imgur.com/vDZWmTt.jpg" /></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Mes attentes cin&eacute;matographiques sont toutes tourn&eacute;es vers le 23 octobre 2013, jour de la sortie de <em>Gravity</em>, prochain film d&#39;Alfonso Cuar&oacute;n. Parce qu&#39;entre nous ce film de science-fiction sera juste un chef d&#39;&oelig;uvre absolument g&eacute;nial. C&#39;est ainsi. Non, s&eacute;rieusement, j&#39;esp&egrave;re que ce film ne va pas me d&eacute;cevoir. Le dernier film de son r&eacute;alisateur &eacute;tait <em>Les Fils de l&#39;Homme</em>, sorti en 2006. Un de mes films pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s. Un film immense, puissant, assez incroyable.</span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><img src="http://i.imgur.com/SLsfr5N.jpg" /></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Je pense qu&#39;on a tous une sensibilit&eacute; diff&eacute;rente face au cin&eacute;ma, par exemple, quand ma m&egrave;re regarde un film, il lui arrive de faire autre chose en m&ecirc;me temps et de ne m&ecirc;me pas regarder l&#39;&eacute;cran, les dialogues &eacute;tant suffisants pour comprendre l&#39;histoire. Forc&eacute;ment quand on a regard&eacute; <em>The Artist</em> &ccedil;a a pos&eacute; un petit probl&egrave;me. Moi c&#39;est plut&ocirc;t le contraire. Je suis &agrave; fond dans ce qui se passe &agrave; l&#39;&eacute;cran et il m&#39;arrive de ne pas me concentrer pendant les dialogues. C&#39;est pour &ccedil;a que je d&eacute;teste le <em>Seigneur des Anneaux</em>. Il y a une sc&egrave;ne o&ugrave; ils sont au moins 10 &agrave; tenir une discussion interminable au cours de laquelle ils tergiversent sur l&#39;intrigue et sur ce qu&#39;ils vont faire. C&#39;est typiquement le genre de sc&egrave;ne qui m&#39;endort, et c&#39;est dommage car apr&egrave;s si on n&#39;a pas &eacute;cout&eacute; on ne comprend plus rien au reste du film.</span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Maintenant prenez <em>Les Fils de l&#39;Homme</em>. Ce film est tellement visc&eacute;ral, tellement r&eacute;aliste et immersif qu&#39;on ne peut que suivre. Ce n&#39;est m&ecirc;me pas qu&#39;on suit, c&#39;est qu&#39;on est dedans. &Agrave; fond dedans. C&#39;est vraiment le genre de film qui me convient parfaitement. L&#39;effort d&eacute;ploy&eacute; dans la r&eacute;alisation pour un rendu aussi incroyable est juste fou. D&egrave;s la premi&egrave;re sc&egrave;ne, qui, sans spoiler, fait intervenir un &eacute;l&eacute;ment r&eacute;current des blockbusters am&eacute;ricains, on comprend que le registre est tel que m&ecirc;me les ressorts dramatiques et spectaculaires qu&#39;on est habitu&eacute; &agrave; voir dans d&#39;autres films, &eacute;tant ici montr&eacute;s avec une authenticit&eacute; froide et une sorte de naturalisme, nous font ressentir subitement toute la gravit&eacute; des choses et nous frappent de mani&egrave;re dure et finalement hautement spectaculaire.</span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p  style="text-align: justify;"><span  style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Tout &agrave; propos de ce film est juste parfait. Il y a la performance technique et logistique qui semble compl&egrave;tement d&eacute;lirante, en particulier deux plans-s&eacute;quences de plus de cinq minutes tout bonnement d&eacute;ments. Il y a le fait que ces plans-s&eacute;quences sont tr&egrave;s naturels et qu&#39;on ne les remarque pas au premier abord tellement ils sont bien ins&eacute;r&eacute;s. Le fait que le r&eacute;alisateur n&#39;en a pas forc&eacute;ment besoin pour faire des sc&egrave;nes de fou comme celle o&ugrave; les protagonistes s&#39;&eacute;chappent de la ferme, au cours de laquelle on se croirait en plein cauchemar. Il y a le point de vue terriblement lucide sur l&#39;anticipation, le propos non manich&eacute;en et tr&egrave;s intelligent sur &agrave; peu pr&ecirc;t tout. Il y a Clive Owen, qui joue excellemment le mec un peu perdu, h&eacute;ros malgr&eacute; lui de l&#39;histoire, qui arrive toujours &agrave; faire des petites blagues au milieu de toute cette merde, qui arrive &agrave; se d&eacute;patouiller pour la mission au milieu de la guerre, qui est bless&eacute; par le triste pass&eacute; qu&#39;il a connu. Il y a toutes ces sc&egrave;nes. Ces sc&egrave;nes de malade, o&ugrave; on craint pour la vie des personnages, sachant que le film nous fait comprendre que tout peut arriver.</span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><img src="http://i.imgur.com/DLV2JOH.jpg" /></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p  style="text-align: justify;"><span  style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><em>Children of Men</em> est un joyau, une pure merveille, c&#39;est Alfonso Cuar&oacute;n qui montre humblement que c'est l'un des réalisateurs les plus doués en activité et Emmanuel Lubezki l'un des meilleurs directeurs de la photographie. C&#39;est un bouquet d&#39;action et de tension brutes de d&eacute;coffrage qui construit sa propre esth&eacute;tique, le tout sur un propos très conscient et intelligent. Un film brillant.</span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p  style="text-align: justify;"><strong >fun fact / le saviez-vous (spoiler, s&eacute;lectionner pour voir) : </strong><span style="color:transparent">dans le plan-s&eacute;quence au milieu de l&#39;insurrection, il y a un moment o&ugrave; du (faux) sang gicle, faisant des t&acirc;ches sur la cam&eacute;ra. Le directeur photo Emmanuel Lubezki raconte dans une interview (<a href="http://media.collider.com/collider_audio/Children_of_Men_Emmanuel_Lubezki/children_of_men_emmanuel_lubezki__17_.mp3"  style="color:transparent">ici</a>, reste de l&#39;article <a href="http://collider.com/entertainment/archive_detail.asp/aid/4020/cid/13/tcid/1" style="color:transparent">l&agrave;</a>) que quand Alfonso Cuaron a vu les t&acirc;ches se d&eacute;poser sur la lentille il a imm&eacute;diatement demand&eacute; de couper. En effet, juste &agrave; la suite de &ccedil;a viennent des tirs au char d&#39;assaut, au lance-roquette et &agrave; la mitrailleuse, qui sont des choses logistiquement tr&egrave;s dures &agrave; organiser ; s&#39;il fallait arr&ecirc;ter le tournage du plan pour le reprendre depuis le d&eacute;but, c&#39;&eacute;tait donc avant &ccedil;a, ce qui explique pourquoi Cuaron n&#39;a pas h&eacute;sit&eacute;. Seulement les chefs op&eacute;rateurs n&#39;ont pas ob&eacute;i et ont continu&eacute; &agrave; tourner, trouvant que les t&acirc;ches donnaient un bon effet. Cuaron &eacute;tait alors extr&ecirc;mement &eacute;nerv&eacute; lorsqu&#39;ils ont arr&ecirc;t&eacute; de tourner le plan. Il y a en fait une coupe, invisible, lorsque Clive Owen rentre dans l&#39;immeuble.</span></p>

</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Vidéo : Back-to-the-Camera Shot Montage]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/vid%C3%A9o-back-to-the-camera-shot-montage</link>
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            <pubDate>Tue, 14 May 2013 21:38:21 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p >C&#39;est vrai que <i>Sunshine</i> en HD &ccedil;a en jette un max.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="325" mozallowfullscreen="" src="http://player.vimeo.com/video/63718300" webkitallowfullscreen="" width="577"></iframe></p>

<p ><a href="http://vimeo.com/63718300">The View: A &quot;Back-to-the-Camera Shot&quot; Montage</a> from <a href="http://vimeo.com/user3759463">Plot Point Productions</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p >La musique c&#39;est <i>God moving over the face of the waters</i> de Moby, qui est notamment utilis&eacute;e dans <i>Heat</i>, pendant l&#39;extrait qu&#39;on voit justement dans le montage. Il y a la liste compl&egrave;te des films sur <a href="https://vimeo.com/63718300">la page vimeo</a>.</p>

</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[À la merveille (Terrence Malick, 2013)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-a-la-merveille-terrence-malick-2013-117390001.html</link>
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            <pubDate>Sat, 04 May 2013 14:51:21 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p><span style="font-family: georgia,palatino;">Ben Affleck et Olga Kurylenko (enfin les personnages qu&#39;ils jouent, mais je ne rappelle pas des noms) tombent tr&egrave;s amoureux alors qu&#39;ils visitent Paris et le Mont Saint-Michel ensembles. Elle vit en France avec sa fille. Lui vient d&#39;Oklahoma. La m&egrave;re et sa fille acceptent de venir vivre avec lui aux States. Pendant ce temps un pr&ecirc;tre jou&eacute; par Javier Bardem recherche d&eacute;sesp&eacute;remment sa foi d&#39;antan.</span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-family: georgia,palatino;">La traduction fran&ccedil;aise quasi-litt&eacute;rale &quot;&Agrave; la merveille&quot;, gardant la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; une partie de l&#39;abbaye du Mont Saint-Michel qui porte ce nom, perd en route le sens de wonder = questionnement et le jeu avec wander = errer.</span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><img alt="to-the-wonder-poster.jpg" class="CtreTexte" height="428" src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/to-the-wonder-poster.jpg" width="570" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p ><span  style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">En pleine immersion dans cet univers incroyable dans lequel une quantit&eacute; abominable de jeunes boutonneux sont assis dans un hall gigantesque &agrave; se <a href="https://www.youtube.com/watch?v=j_eVL4oUcs4">casser le cerveau</a> sur une saloperie d&#39;enveloppe convexe d&#39;une partie d&#39;un espace vectoriel, &agrave; passer quatre plombes &agrave; tergiverser sur une ineptie de Francis Ponge, &agrave; r&eacute;&eacute;crire le Ctrl + F, &agrave; &eacute;tudier les &eacute;quations du mouvement d&#39;un dragster ou bien d&#39;une moto en roue arri&egrave;re et &agrave; traduire le fait que le t&eacute;l&eacute;travail &ccedil;a paie pas, je profitai d&#39;un week-end de pause pour me matter le dernier Terrence Malick. Film en lequel j&#39;avais plac&eacute; beaucoup d&#39;attentes, tant <a href="http://www.youtube.com/watch?v=g-t3l6T53V8">la bande-annonce</a> &eacute;tait g&eacute;niale et tant le pr&eacute;c&eacute;dent long-m&eacute;trage du cin&eacute;aste, <em>&nbsp;</em><a href="http://filoutery.over-blog.com/article-the-tree-of-life-terrence-malick-2011-115612093.html"><em>The Tree of Life</em></a>, avait fini par me s&eacute;duire. Eh bien.</span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Monsieur Malick, je ne suis pas tr&egrave;s content ! Va falloir grandir un peu, arr&ecirc;ter de vous extasier d&#39;une mouche sur une vitre et d&#39;&eacute;crire des voix-off pseudo-philosophiques dignes du mur facebook d&#39;une &eacute;tudiante en philosophie toute excit&eacute;e.</span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Monsieur Lubezki, je dois vous dire que je suis un grand fan de votre travail en tant que directeur de la photographie ; vos images sont belles, chaleureuse, amples, vous leur donnez une &acirc;me et c&#39;est toute la beaut&eacute; aussi bien de la nature que de la civilisation contemporaine que vous arrivez &agrave; capter pour &eacute;veiller le po&egrave;te qui sommeille en chacun de nous. En particulier, vos travellings sur les MacBook Pro sont tr&egrave;s impressionnants, vous devriez faire de la pub pour Apple. Il va maintenant falloir penser &agrave; vous s&eacute;parer de ce r&eacute;alisateur qui commence &agrave; devenir un vieillard s&eacute;nile et qui pense qu&#39;il n&#39;a plus besoin de faire grand-chose tout en se reposant sur votre &eacute;paule.</span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><img alt="Olga Kurylenko" p="" src="http://i.imgur.com/rH5Mwku.jpg" title="Olga Kurylenko wandering in the morning" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Mesdames Kurylenko et McAdams, on a du souvent vous le dire, mais vous &ecirc;tes vraiment, tr&egrave;s, tr&egrave;s jolies. Et j&#39;aurais aim&eacute; que vous tombiez sur un auteur / r&eacute;alisateur moins tar&eacute; pour pouvoir jouer de vrais personnages et ainsi susciter une attention d&#39;autant plus grande &agrave; votre &eacute;gard de la part des spectateurs, pour l&#39;instant r&eacute;solus &agrave; observer votre plastique irr&eacute;prochable qu&#39;un vieux pervers s&#39;amuse &agrave; sur-esth&eacute;tiser pour soi-disant montrer toute la beaut&eacute; de l&#39;amour.</span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Monsieur Bardem, sachez que vous &ecirc;tes le seul acteur rescap&eacute; de ce navire perdu puisque vu l&#39;ampleur de votre charisme vous &ecirc;tes le seul ici &agrave; ne pas avoir besoin de lignes de dialogue pour en imposer. Vous &ecirc;tes parfait en pr&ecirc;tre qui doute de sa foi et c&#39;est gr&acirc;ce &agrave; votre aura incroyable que le profond ath&eacute;e que je suis n&#39;a pas &eacute;t&eacute; repouss&eacute; par le discours religieux du film, bien au contraire curieux et respectueux du point de vue d&eacute;fendu par son auteur.</span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><img alt="Javier Bardem" p="" src="http://i.imgur.com/nsr0XNR.jpg" title="Everybody listen to the grandmaster !" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><span>Monsieur Affleck, je... euh... eh oh ! Il y a quelqu&#39;un ?</span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Il faut que je partage une th&eacute;orie sur le cin&eacute;ma et la vie. Une th&eacute;orie qui a commenc&eacute; &agrave; bourgeonner dans mon cerveau tordu lorsque, assis devant une s&eacute;rie t&eacute;l&eacute; am&eacute;ricaine avec mon <em>brother</em>, alors qu&#39;un personnage venait de sortir une r&eacute;plique de chez un grand cru des st&eacute;r&eacute;otype dialogu&eacute;s, mon fr&egrave;re a sorti : &quot;non mais en vrai personne ne parle comme &ccedil;a dans la r&eacute;alit&eacute;&quot;. Dans un premier temps, la remarque me paraissait vraie. Cependant, quelqu&#39;un chose me chiffonnait tout de m&ecirc;me. Compte tenu du mod&egrave;le que peuvent &ecirc;tre, parfois malgr&eacute; eux, les films et les s&eacute;ries t&eacute;l&eacute;, m&ecirc;me si un sc&eacute;nariste &eacute;crit quelque chose qui ne repr&eacute;sente pas bien le d&eacute;roulement des choses dans la vraie vie, les gens sont susceptibles de l&#39;imiter tout de m&ecirc;me (si si je t&#39;assure j&#39;ai vu &ccedil;a dans un film) et d&#39;en faire finalement... une r&eacute;alit&eacute;. Ceci indiquerait donc que si les &oelig;uvres fictives, par soucis de vraisemblance, doivent s&#39;inspirer de la r&eacute;alit&eacute;, elles peuvent aussi, par ph&eacute;nom&egrave;ne de mim&eacute;tisme du spectateur, cr&eacute;er de nouvelles r&eacute;alit&eacute;s. Il n&#39;y avait pas plus de requins que d&#39;habitude l&#39;&eacute;t&eacute; 1975, et pourtant Steven Spielberg avait r&eacute;ussi &agrave; cr&eacute;er cette r&eacute;alit&eacute; de la dangerosit&eacute; de la baignade &agrave; la plage. Tout comme c&#39;est <em>Projet X</em> qui a cr&eacute;&eacute; la r&eacute;alit&eacute; des vrais f&ecirc;tes Projet X.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Je vous raconte &ccedil;a parce qu&#39;avec <em>To the wonder</em> Terrence Malick rab&acirc;che un st&eacute;r&eacute;otype affreux qui influe &agrave; mon go&ucirc;t beaucoup trop de filles en fleur. Celui de la chichieuse. La fille qui fait du chichi. La fille lunatique qui aime les longs regards g&ecirc;nants avec son copain, qui saute sur le lit comme une gamine, qui met ses mains dans la terre et les regarde toutes d&eacute;gueulasses en rigolant comme une d&eacute;bile, qui marche avec un air s&eacute;rieux dans les chemins boueux alors qu&#39;il fait moche, qui s&#39;extasie que oh putain t&#39;es le prince charmant je t&#39;aime plus qu&#39;un croissantella, qui parle avec une petite voix mignonne artificielle de gamine pour s&#39;adresser &agrave; son homme parce que voil&agrave;.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><img alt="un buffle" p="" src="http://i.imgur.com/x3p2gmg.jpg" title="À gauche, mon personnage préféré du film, qui ne fait qu'une courte apparition" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Il existe certainement des chichieuses &agrave; l&#39;&eacute;tat naturel, mais je suis persuad&eacute; que c&#39;est des gros b&acirc;tards de sc&eacute;naristes de romances &agrave; la con qui ont popularis&eacute; l&#39;image de cette d&eacute;goulinante m&eacute;lancolie amoureuse f&eacute;minine et par cons&eacute;quent cette opposition st&eacute;r&eacute;otyp&eacute;e virant vers le machisme entre les hommes intelligents, droits et pragmatiques, et les femmes compl&egrave;tement folles qui font du chichi pour rien. Le v&eacute;ritable drame &eacute;tant qu&#39;il est probable que de nombreuses filles y voient un mod&egrave;le &agrave; suivre suite &agrave; leur forte exposition aux s&eacute;ries t&eacute;l&eacute;s et aux com&eacute;dies romantiques (qui ne sont pas toutes touch&eacute;es par le ph&eacute;nom&egrave;ne, ne soyons pas manich&eacute;en).</p>

<p>&nbsp;</p>

<p  style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Ainsi, je ne sais pas ce qui est pass&eacute; par la t&ecirc;te du petit Terry apparemment revenu &agrave; l&#39;&eacute;tat d&#39;adolescent qui se questionne sur les meufs et qui n&#39;est visiblement pas arriv&eacute; au bout de ses r&eacute;ponses, mais il a fait jou&eacute; &agrave; Olga Kurylenko une chichieuse comme y&#39;en a pas deux. Une vraie gamine incontr&ocirc;lable, m&eacute;lancolo-idiote. Sa fille dans le film, peut-&ecirc;tre plus mature, a au moins l&#39;&acirc;ge d&#39;&ecirc;tre une gamine, m&ecirc;me si c&#39;est elle qui prononce cette innommable r&eacute;plique &agrave; Benny Benassi-Affleck du &quot;alors, tu vas la marier ?&quot; &agrave; travers laquelle Malick laisse &eacute;chapper un relan d&#39;id&eacute;ologie chr&eacute;tienne patriarcale me laissant sans voix. M&ecirc;me le p&egrave;re Quintanaconda aurait pos&eacute; la question avec une subtilit&eacute; plus &eacute;lev&eacute;e que notre d&eacute;sormais &eacute;vang&eacute;liste de poche.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><img alt="un paysage" p="" src="http://i.imgur.com/OHv4D5e.jpg" title="Fuck it ! I'm just gonna shoot clouds." /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Vu le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=FR94GBgSl6U"><em>behind the scenes</em></a> (oh my god, Rachel McAdams I love you !), il semblerait que la m&eacute;thode d&#39;&eacute;criture et de tournage de Malick consiste &agrave; se balader n&#39;importe o&ugrave; avec ses chefs op&eacute;rateur et de filmer d&egrave;s qu&#39;ils voient un truc &agrave; filmer. A priori c&#39;est peut-&ecirc;tre pas si con et on trouvait d&eacute;j&agrave; dans <em>The Tree of Life</em> et sa longue s&eacute;quence <em>Arte meets Home</em> une sensibilit&eacute; pour les choses de la nature et une inclination pour le docu-fiction plus que pour la narration cin&eacute;matographique classique, qui m&#39;avait beaucoup plu. De m&ecirc;me, dans <em>To the wonder</em> j&#39;aime beaucoup cette s&eacute;quence avec les buffles et ces divers moments au cours desquels le po&egrave;te Malick regarde le monde comme un enfant qui d&eacute;couvre des choses (litt&eacute;ralement : le cadrage est souvent fait &agrave; mi-hauteur d&#39;homme), que ce soit &agrave; l&#39;occasion de la sc&egrave;ne o&ugrave; la fille de Kurylenko voit une fanfare ou de celle o&ugrave; des mouvements de cam&eacute;ra incroyables viennent sublimer une f&ecirc;te foraine. Malheureusement, contrairement &agrave; par exemple la sc&egrave;ne des dinosaures dans <em>The Tree of Life</em> o&ugrave; la mise en sc&egrave;ne &eacute;tait tr&egrave;s pos&eacute;e et le rythme serein afin de distiller une certaine atmosph&egrave;re tr&egrave;s po&eacute;tique, <em>To the wonder</em> ne prend jamais son temps et surd&eacute;coupe un patchwork de plans d&#39;esth&egrave;tes qui ne font pas grand sens agenc&eacute;s les uns &agrave; la suite des autres. Quand je d&eacute;couvrais Malick avec <em>Le Nouveau Monde</em>, la d&eacute;construction de la narration classique &eacute;tait un argument pour aimer le film, avec <em>The Tree of Life</em> une telle d&eacute;construction &eacute;tait incroyablement ma&icirc;tris&eacute;e, ici elle a pass&eacute; la limite, la ligne rouge (oh !), &agrave; un tel point que les personnages et les contemplations malickiennes ne sont que vaguement survol&eacute;s et on se rend compte que finalement la construction &ccedil;a peut &ecirc;tre utile.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">J&#39;attends donc la sortie du prochain Alfonso Cuar&oacute;n, <em>Gravity</em>, pour voir Emmanuel Lubezki chef op&eacute;rer sur des trucs qui tiennent debout avec un r&eacute;alisateur qui sait ce qu&#39;il fait, tout en esp&eacute;rant que Terrence Malick, envers qui j&#39;ai trop mal parl&eacute; aujourd&#39;hui compte tenu qu&#39;il reste tout de m&ecirc;me l&#39;un des mes r&eacute;alisateurs pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s, se tourne vers de plus nets horizons, quitte &agrave; continuer la structure de sa filmographie en pseudo-dyptiques (Badlands / Days of Heaven ; The Thin Red Line / The New World ; The Tree of Life / To the Wonder) pour en commencer un nouveau, donc.</p>


</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Cloud Atlas (Andy &amp;amp; Lana Wachowski, Tom Tykwer, 2013)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-could-atlas-andy-lana-wachowski-tom-tykw-116070488.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-could-atlas-andy-lana-wachowski-tom-tykw-116070488.html</guid>
            <pubDate>Fri, 22 Mar 2013 20:41:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p><img alt="Cloud-Atlas-0081-20121015-96.jpg" class="CtreTexte" height="510" src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/Cloud-Atlas-0081-20121015-96.jpg" width="370" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">J&#39;ai vu la b&ecirc;te. La grosse b&ecirc;te ind&eacute;pendante de 100 millions de dollars qui s&#39;&eacute;crase lamentablement au box-office &agrave; cause de la campagne de pub la plus pourrie du monde. Le long-m&eacute;trage dont la dur&eacute;e exceptionnelle (2h52) n&#39;a de comparable que celle de sa <a href="http://www.youtube.com/watch?v=hWnAqFyaQ5s">bande-annonce interminable</a> (5 minutes 42 secondes) dont la version YouTube 720p a tourn&eacute; en boucle sur mon ordinateur, tout passionn&eacute; que j&#39;&eacute;tais par cette perspective cin&eacute;matographique qui avait vraiment de la gueule et qui promettait beaucoup ; bourrage de cr&acirc;ne qui a aboutit &agrave; de multiples &quot;tiens ce plan est dans la bande-annonce&quot; ou &quot;tiens cette r&eacute;plique est dans la bande-annonce&quot; r&eacute;guli&egrave;rement au cours du film, ainsi que quelques &quot;moments&quot; r&eacute;v&eacute;l&eacute;s par ce trailer. Bandes-annonces diaboliques, d&eacute;sormais je ne vous regarde plus et je ne parlerai de vous que comme &quot;spoilers officiels&quot;.</span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p ><span  style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Bon. C&#39;est pas aussi bien que ce &agrave; quoi je m&#39;attendais. C&#39;est une d&eacute;monstration de savoir-faire, en bonne et due forme, tr&egrave;s, tr&egrave;s impressionnante, mais le concept ne m&#39;a pas plu, tout du moins il ne m&#39;a pas touch&eacute;. Parce que bon, changer d&#39;&eacute;poque toutes les quarante secondes, c&#39;est bien gentil, mais &ccedil;a ne permet pas de s&#39;immerger dans le film. <em>Cloud Atlas</em> poss&egrave;de certainement le montage le plus hallucinant qui m&#39;a &eacute;t&eacute; donn&eacute; de voir au cin&eacute;ma. Pendant 2h45 sont mis en parall&egrave;le 6 histoires &agrave; 6 &eacute;poques diff&eacute;rentes, li&eacute;es par le th&egrave;me de l&#39;oppression, celui de l&#39;amour et quelques d&eacute;tails sc&eacute;naristiques. Le long-m&eacute;trage montre une capacit&eacute; incroyable &agrave; sauter constamment d&#39;une storyline &agrave; une autre, cliffhanger sur cliffhanger, et m&ecirc;me &agrave; observer une sorte de respiration : r&eacute;guli&egrave;rement des mont&eacute;es en puissance port&eacute;es par une bande-originale magnifique viennent bouleverser un rythme de croisi&egrave;re d&eacute;j&agrave; soutenu, jusqu&#39;&agrave; ce grand sprint final.</span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img alt="cloud_atlas_zhou_xun.jpg" class="CtreTexte" height="240" src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/cloud_atlas_zhou_xun.jpg" width="577" /></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Face &agrave; une telle d&eacute;monstration de savoir-faire j&#39;adorerais adorer ce film, mais ce n&#39;est pas le cas. Car si un tel concept narratif est tr&egrave;s original, il n&#39;est pas r&eacute;volutionnaire : les Wachowski ne sont s&ucirc;rement pas les premiers &agrave; penser une telle narration, en revanche je veux bien croire qu&#39;ils soient les premiers assez fous pour l&#39;utiliser et ainsi foncer droit dans le mur dans la conception d&#39;une &oelig;uvre qui s&#39;apparente finalement &agrave; une m&eacute;ga bande-annonce &eacute;tendue de 2h45. La p&eacute;riode de survie d&#39;une unit&eacute; de lieu et de temps dans ce film est nettement trop courte, et il est impossible de se plonger pleinement dans une sc&egrave;ne puisqu&#39;une coupe sur un si&egrave;cle plus tard ou plus t&ocirc;t nous y extirpe imm&eacute;diatement. Le meilleur exemple pour illustrer ma frustration est peut-&ecirc;tre cette sc&egrave;ne d&#39;action dans le futur &agrave; Neo Soul, qui, bien que tr&egrave;s bien faite et utilisant des effets sp&eacute;ciaux impeccables, poss&egrave;de un impact spectaculaire totalement brid&eacute; par son absence de continuit&eacute; et son entrecoupement avec d&#39;autres morceaux du film. Trop occup&eacute; &agrave; vouloir absolument mettre en relation les diff&eacute;rentes th&eacute;matiques du film et donner &eacute;cho &agrave; des personnages d&#39;une &eacute;poque avec ceux d&#39;une autre &eacute;poque, <em>Cloud Atlas</em> commet l&#39;erreur de ne pas les laisser respirer. C&#39;est un film hyperactif, dop&eacute;, aux personnages face auxquels il est bien difficile d&#39;&eacute;prouver une sinc&egrave;re &eacute;motion tant ils sont autant survol&eacute;s que la narration qui les pr&eacute;sente. Utilisant cette narration &quot;survol&eacute;e&quot; pour cacher le fait que chacune des 6 storylines n&#39;a rien de vraiment exceptionnel, <em>Cloud Atlas</em> ne parvient pas non plus &agrave; creuser chacune d&#39;elle, malgr&eacute; sa dur&eacute;e consid&eacute;rable, et nous balance au beau milieu d&#39;un bazar dans lequel il faut se d&eacute;brouiller pour admettre les faits qu&#39;on y trouve, sans savoir d&#39;o&ugrave; ils sortent.</span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img alt="cloud_atlas_tom_hanks.jpg" class="CtreTexte" height="240" src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/cloud_atlas_tom_hanks.jpg" width="577" /></span></p>

<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>Inutile de pr&eacute;ciser que la pr&eacute;sence de Tom Hanks toujours aussi talentueux</em></span></p>

<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>dans cinq r&ocirc;les distincts constitue d&#39;embl&eacute;e un solide gage de qualit&eacute; au film</em></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">On peut toujours saluer la simplicit&eacute; du r&eacute;sultat, le long-m&eacute;trage affichant finalement une fluidit&eacute; et une aisance narrative surprenantes face auxquelles il n&#39;y a pas besoin de se tordre les boyaux de la t&ecirc;te pour suivre, ainsi que l&#39;heureuse constatation que les presque trois heures passent en un clin d&#39;&oelig;il, malgr&eacute; une telle quantit&eacute; de sc&egrave;ne(tte)s. J&#39;ai aim&eacute; la mani&egrave;re dont le film arrive &agrave; donner un &quot;aspect&quot; commun &agrave; 6 histoires qui n&#39;ont pas grand-chose &agrave; voir, son caract&egrave;re parfois loufoque (Hugo Weaving en infirmi&egrave;re, hum), l&#39;id&eacute;e de faire jouer plusieurs personnages &agrave; des m&ecirc;mes acteurs, connus et talentueux, et l&#39;ambiance un peu d&eacute;lirante qui caract&eacute;rise l&#39;ensemble de l&#39;&oelig;uvre. En plus du montage, la mise en sc&egrave;ne aussi est exceptionnelle et soign&eacute;e avec un soucis maniaque, tandis que la photographie offre une esth&eacute;tique d&#39;une &eacute;l&eacute;gance admirable. Si toutefois le concept n&#39;&eacute;tait pas pourri d&#39;embl&eacute;e on pourrait parler de grand cin&eacute;ma, pour l&#39;instant on se contentera de dire qu&#39;il s&#39;agit d&#39;une d&eacute;monstration de perfection technique vaine, qui n&#39;arrive pas &agrave; rejoindre l&#39;ambition affich&eacute;e, ce qui &eacute;tait plus ou moins pr&eacute;visible, tant celle-ci &eacute;tait follement d&eacute;mesur&eacute;e.</span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img alt="cloud_atlas.jpg" class="CtreTexte" height="240" src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/cloud_atlas.jpg" width="577" /></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p ><span  style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Loin d&#39;&ecirc;tre totalement mauvais outre sa performance technique et artistique, <em>Cloud Atlas</em> est donc un film-concept qui choisit de s&#39;&eacute;carter de la narration classique pour raconter sa grande histoire de mani&egrave;re originale. J&#39;appr&eacute;cie l&#39;id&eacute;e, moins le r&eacute;sultat. N&eacute;anmoins &ccedil;a reste un bon film, malheureusement frustrant, surtout quand on aper&ccedil;oit notamment vers le final et ses r&eacute;pliques bien foutues les possibilit&eacute;s qu&#39;offraient les th&eacute;matiques abord&eacute;es, qui sont, pour la troisi&egrave;me fois : survol&eacute;es. C&#39;est bien le mot qui correspond le mieux au film, consid&eacute;rant qu&#39;une fois la vision termin&eacute;e on a juste l&#39;impression d&#39;avoir vu six films en diagonale. C&#39;est de la compression avec pertes. Vous avez du le remarquer depuis deux paragraphes, je ne peux pourtant m&#39;emp&ecirc;cher d&#39;&eacute;prouver une affection pour <em>Cloud Atlas</em>, qui exploite si bien l&#39;id&eacute;e de r&eacute;incarnation et de cycle de la vie, l&#39;aspect chaotique de nos plus anodins choix et celui grandiose de ceux qui bouleversent notre mani&egrave;re de penser. On a envie d&#39;y croire, et peut-&ecirc;tre que le livre original, que je n&#39;ai pas lu, sait mieux profiter de l&#39;oc&eacute;an de narration que sont les romans pour y d&eacute;velopper &agrave; fond tout ce qui fait les richesses de <em>Cloud Atlas</em>, dont l&#39;ultra-condens&eacute; filmique ici pr&eacute;sent ne nous permet d&#39;apercevoir que des gouttes de cette densit&eacute;. On serait, &agrave; l&#39;occasion, tent&eacute; de me faire remarquer qu&#39;un oc&eacute;an n&#39;est jamais qu&#39;un assemblage de gouttes. Et je r&eacute;pondrais qu&#39;il en faut, effectivement, &eacute;norm&eacute;ment, me tournant vers cette curieuse conclusion : <em>Cloud Atlas</em> n&#39;est vraiment pas assez long.</span></p>

</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Young Adult (Jason Reitman, 2011)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-young-adult-jason-reitman-2011-116016466.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-young-adult-jason-reitman-2011-116016466.html</guid>
            <pubDate>Sun, 10 Mar 2013 23:40:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: georgia,palatino;">Une auteure (nègre pour être précis) rageuse de la vie, un peu seule et désespérée retourne à la ville où elle était au lycée où vit un ex boyfriend
    d'antan maintenant marié et papa. Elle entreprend de le reprendre, pour ainsi dire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/PH1yosjMXti546_2_m.jpg" class="CtreTexte" alt="PH1yosjMXti546_2_m.jpg" height="546" width="350">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les personnes à l'origine de ce film n'ont pas du se rendre compte que pour mettre un synopsis aussi pourri à l'écran tout en espérant en
    obtenir un film au moins sympathique, ils fallait une équipe de choc capable de transcender ce qu'on leur donne. Ce n'est pas le cas. Le duo réalisateur / scénariste Jason Reitman / Diablo Cody,
    qui avait déjà œuvré avec le fort sympathique <em>Juno</em>, n'a pas les épaules pour transcender quoi que ce soit. À vrai dire c'est terriblement faible. On ressort du film en s'étonnant que le
    film n'était que "ça", et en se rendant compte que ça était rien, du vent, de la mousse, ne retenant que la présence agréable d'une Charlize Theron grande, talentueuse et jolie. Malheureusement
    un film ne se réduit pas à une actrice et c'est l'occasion de se fendre d'un petit "mauvais".</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le début est bien. J'ai la mauvaise habitude d'avoir un Filouterymètre instantanée dans ma tête quand je regarde un film. Exemple, devant
    <em>The Dark Knight Rises</em> : première scène, Zimmer's <em>Gotham Reckoning</em>, James Bond style, scène aérienne, wow cette plongée sur l'avion qui tombe. Transcendant. Alfred : "l'autre
    fois quand j'étais à Florence eh bien je mangeais des cacahuètes et j'aurais adoré vous voir là". Wtf. Moyen. Cotillard : gasp brrr. ??! Ultra mauvais. À la fin mon cerveau déduit mon avis sur le
    film en faisant l'intégrale sur la durée du film de tous ces petits avis infinitésimaux puis en prenant la partie entière (en terme d'avis disponibles dans la barre de notation Filoutery©), mais
    la partie entière par excès, parce que je suis gentil. En fait c'est un peu plus compliqué que ça : il faut savoir que l'avis à l'instant t+dt est influencé par l'avis à l'instant t par le
    phénomène d'enveloppage des avis élémentaires, selon la loi de Kschristophz-Sangruel, mathématiciens respectivement sami et peau-rouge qui ont la particularité d'avoir modélisé mathématiquement
    les réactions cognitives des hommes face au cinéma, et d'être imaginaires, aussi. (Probablement la pression des concours, ne vous inquiétez pas, ça va passer.)</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Tout ça pour dire que le début de <em>Young Adult</em> m'a beaucoup plus. J'ai beaucoup aimé le personnage incarné par Charlize Theron,
    sorte de Big Lebowski féminin, le bowling en moins, la trentaine, trouvant l'inspiration pour ses livres pour ado en écoutant les discussions futiles de jeunes filles quand elle va faire ses
    courses en pyjama. On éprouve une drôle d'affection pour cette protagoniste pourtant loin des standards de la femme "séduisante", malgré son physique agréable à regarder. Tout ceci est bien
    rapidement détruit. Le personnage s'avère par la suite complètement antipathique et c'est comme si le scénario s'acharnait à détruire la moindre amitié qu'on pourrait ressentir à son égard.
    L'échec majeur du film est en fin de compte qu'il n'arrive pas à nous montrer les raisons d'une telle folie chez la personnage principale, et a fortiori à instaurer une tendresse envers cette
    femme pourtant en détresse. C'est dommage, surtout quand vient s'y ajouter un script mauvais. Beaucoup de choses sont prévisibles et la continuité dialoguée est très maladroite. Un film que
    j'oublierai vite.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Transcendant | Excellent | Bon | Sympathique | Moyen | Ennuyant | <strong><span style=
    "font-size: 14pt; color: #ffffff;">Mauvais</span></strong> | Ultra mauvais</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>

</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[The Artist (Michel Hazanavicius, 2011)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-the-artist-michel-hazanavicius-2011-115823707.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-the-artist-michel-hazanavicius-2011-115823707.html</guid>
            <pubDate>Sun, 03 Mar 2013 12:00:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/the_artist-copie-1.jpg" class="CtreTexte" alt="the_artist-copie-1.jpg" height="565" width="500">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Je pense que les meilleurs hommages sont ceux qui plaisent aussi bien aux initiés du genre de référence qu'à ceux qui n'en ont pas la
    culture. Je ne connais pas le cinéma muet, mis à part quelques Chaplin comme tout le monde (mais c'est déjà pas mal, non ?), et <em>The Artist</em> m'a beaucoup plu. À vrai dire, ce film m'a même
    donné envie de découvrir des films muets authentiques. Car s'il y a bien une chose que rappelle <em>The Artist</em>, c'est que le cinéma muet n'est pas un cinéma dépassé qui n'a plus lieu d'être,
    mais un genre de film à part entière où la forme oblige à repenser fondamentalement la narration et la conception de chaque scène, permettant par ailleurs de jouer avec des effets qui n'existent
    pas dans le cinéma parlant. C'est ce constat qui permet à <em>The Artist</em>, en plus d'être un vibrant hommage à ce cinéma, d'être un film à part entière, non pas seulement une sorte d'œuvre
    nostalgique qui se contente d'imiter, mais bel et bien un bon film muet, en 2011.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/the_artist_image21.jpg" class="CtreTexte" alt="the_artist_image21.jpg" height="385" width="577">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">En effet, dès le début le long-métrage montre de nombreuses qualités dont on retient d'abord un noir et blanc franchement joli. Hanazavicius
    a l'intelligence de pas pousser l'hommage jusque dans les défauts de pellicules de l'époque et propose ainsi une image impeccable composée de teintes de gris superbes. Il convient aussi de
    souligner la prestation géniale de Jean Dujardin (dit "Doujardine") et de Bérénice Bejo. Pour tout dire ils forment un couple de personnages vraiment mignon, l'aspect nécessairement caricatural
    de leur jeu issu de l'absence de dialogue leur donnant une sorte de joyeuseté candide dans les bons moments et de tristesse touchante dans les moments "durs". Enfin, il faut aussi parler de la
    bande-originale de Ludovic Bource, très entraînante, jolie et qui ne s'arrête jamais, tout en développant un thème propre au film. Qui ne s'arrête jamais, ou preque. En fait <em>The Artist</em>
    utilise précisément l'absence de musique comme un effet dramatique ; une magnifique opposition au cinéma contemporain où les violons arrivent avec les émotions. Ici ils disparaissent quand les
    émotions arrivent et l'effet est d'autant plus éloquent car il marque quelque chose d'inhabituel (le reste du temps la musique constitue une sorte de fond transparent au film) tout en développant
    la scène concernée dans une sorte de pureté silencieuse. En somme une manière bien élégante de montrer la puissance du muet grâce à la bande son.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div class="clearfix" style="width: 220px;">
      <div class="deezercob">
        <a href="http://www.over-blog.com/"></a>
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    </div>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>The Artist</em> s'avère avant tout être un retour aux sources du septième art, ce dernier qui consiste fondamentalement en des images et
    du son et non pas en des dialogues interminables expliquant des intrigues qu'on cherche de plus en plus capilotractée. À ce propos on apprécie la simplicité de l'histoire, ça repose un peu de
    tous ces films qui pensent qu'un bon scénario doit être compliqué et s'embourbent dans des incohérences pas possibles. <em>The Artist</em> est un film simple, et c'est vraiment agréable.
    Cependant on peut tout du même lui reprocher quelques petites choses. Justement le film n'offre qu'une trop faible démonstration de ce qu'on peut faire sans dialogue, faisant parfois un usage
    abusif des cartons comme dans cette scène où Valentin (hihihi) apprend que la maison de production pour laquelle il travaille vient de totalement se reconvertir dans le parlant. Par ailleurs le
    long-métrage observe une baisse de rythme pendant la période où Valentin déprime (rooooh), pendant laquelle on frôle l'ennui, même si de toute façon la rareté d'une telle narration fait que
    chaque scène éveille notre curiosité. C'était l'histoire de chipoter un peu, et des idées géniales comme celle du cauchemar ou du "Bang !" (&lt;spoilers : sélectionner pour voir&gt;<span style=
    "color: transparent;">Atention comparaison audacieuse et double spoiler : ce carton d'une grande intelligence m'a un peu fait penser à la fin de <em>Match Point</em> de Woody Allen. En effet,
    dans <em>Match Point</em>, quand on voit l'alliance rebondir et ne pas tomber dans l'eau, on s'imagine que c'est ce qui va mener le protagoniste à être arrêté, alors que c'est précisément grâce à
    ça qu'il s'en sort. Quand dans <em>The Artist</em> on voit le "Bang", on s'imagine que Valentin s'est fait sauter le caisson, pour ainsi dire, alors qu'il s'agit de l'accident de voiture de
    Peppy, et que c'est précisément ça qui attire son attention, et repousse puis annule son suicide ; dans les deux cas l'élément qui nous est donné engendre le contraire de ce qu'on imagine qu'il
    devrait causer. Je crois que je vais m'arrêter là.</span>&lt;/spoilers&gt;) suffisent à susciter mon admiration.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
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  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Transcendant | <span style="color: #ffffff;"><strong><span style="font-size: 14pt;">Excellent</span></strong></span> | Bon | Sympathique |
    Moyen | Ennuyant | Mauvais | Ultra mauvais</span>
  </p>

</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Take Shelter (Jeff Nichols, 2012)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-take-shelter-jeff-nichols-2012-115608209.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-take-shelter-jeff-nichols-2012-115608209.html</guid>
            <pubDate>Sat, 23 Feb 2013 14:40:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 9pt;">Un père de famille qui travaille dans le bâtiment est en proie à des cauchemars d'un réalisme et d'une violence terrible qui
    continuent de le hanter une fois levé, à tel point que son comportement étrange commence à déranger son entourage, tandis qu'il se demande s'il ne devient pas fou.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 9pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/take-shelter-affiche-fr.jpg" class="CtreTexte" alt="take-shelter-affiche-fr.jpg"
    height="467" width="350"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 9pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">D'emblée ce film commence avec toute ma reconnaissance lorsqu'il propose des
    tornades vu d'un registre intimiste, depuis le jardin. L'apocalypse, ou à moindre échelle des événements météorologiques cataclysmiques, sont effectivement des choses tellement puissantes et
    intéressantes qu'elles méritent d'apparaître dans des films qui ne sont pas là pour les exploiter en tant que machines à grand spectacle dans une vision universalisée et gouvernementale de la fin
    du monde (même si souvent, ce genre de films étant des blockbusters américains, la vision "universalisée" est la vision américaine), mais en tant que choses impressionnantes lorsqu'elles sont
    vues à hauteur d'homme. Comme je l'ai déjà fait sur ce blog, on peut citer <em>La Guerre des Mondes</em> de Spielberg, commençant sur un registre intimiste de vendredi soir fort appréciable, même
    s'il partait rapidement dans du gros badaboum (fort appréciable aussi, cela dit), et <em>A serious Man</em>, aussi.</span></span>
  </p>
  <p>
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  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 9pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/take_shelter_family.jpg" class=
    "CtreTexte" alt="take_shelter_family.jpg" height="245" width="577"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 9pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>Take Shelter</em> est d'emblée un bon film lorsqu'il montre le quotidien
    d'une famille normale envers laquelle l'identification, tout du moins l'empathie, est très efficace. On n'approche jamais d'un dramatisme artificiel, mais on n'oublie jamais les émotions. Cet
    équilibre cinématographique est vraiment séduisant, et il est tenu tout le film. C'est d'emblée un bon film lorsqu'il traîte le sujet de la schizophrénie sous une approche qui a l'air d'être
    beaucoup plus réaliste et juste que celle adoptée par nombre de films qui arrivent avec leurs gros sabots et leurs dédoublements de personalité. C'est d'emblée un bon film lorsqu'il traîte de
    problématiques familiales telles que la surdité de la fille ou la folie de la mère du héros (antécédent familial qui lui pèse telle une épée de Damoclès sachant qu'il commence à perdre les
    pédales) dans une optique simple et authentique au premier niveau de lecture, complexe et symbolique au second ; une baffe monumentale à nombre de productions qui étalent leur gravité et leur
    lourdeur dramatique sur de tels sujets sans jamais qu'ils engendrent un sous-texte. C'est d'emblée un bon film lorsqu'il met en scène des acteurs aussi talentueux que Jessica Chastain et Michael
    Shannon (il est magistral). C'est d'emblée un bon film lorsqu'il est doté d'une photographie aussi humble qu'esthétique qui</span></span> <span style=
    "font-family: georgia,palatino; font-size: 9pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 9pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">le</span></span> gratifie d'un aspect pictural très élégant.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 9pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Et une fois tous ces éléments issus d'une maturité et d'une sagesse
    remarquables réunnis, <em>Take Shelter</em> est un film excellent lorsqu'il développe son propos avec brio. C'est un film excellent lorsque comme le héros on commence à ne pas savoir ce qui est
    vrai et ce qui est du délire dans tout ça. C'est un film excellent lorsqu'il étudie la crise aussi bien économique qu'existentielle que traverse le monde à travers celle du même acabit que
    traverse une famille américaine. C'est un film excellent lorsqu'il montre des moments de cinéma aussi percutants qu'une tornade vu de chez soi, le réveil de son mari dans un état qui s'apparente
    à une attaque cardiaque ou la présence d'un individu patibulaire dans le jardin par temps de pluie. C'est un film excellent lorsqu'il prend le risque de flirter avec le fantastique tout en
    permettant toujours une lecture rationnelle via, au pire, l'argument de la coïncidence.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 9pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/take_shelter_tornados.jpg"
    class="CtreTexte" alt="take_shelter_tornados.jpg" height="245" width="577"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 9pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Histoire de pinailler un peu, on peut évoquer ces effets spéciaux à base
    d'oiseaux et d'éclairs, qui, s'ils sont bien jolis, ne sont pas réalistes pour un sou. Par exemple, quand Terrence Malick filme un éclair pour de vrai dans <em>Le Nouveau Monde</em>, puis quand
    il filme une nuée d'oiseaux pour de vrai dans <em>The Tree of Life</em>, c'est authentique, et ce n'est pas comparable à cette invasion numérique dans ce film pourtant si sobre, qu'on pardonnera
    certes facilement vu le caractère indépendant du long-métrage (et donc son budget limité) et surtout vu que ces scènes sont des délires et n'ont donc pas à être nécessairement
    photoréalistes.</span></span> <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 9pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais c'était pour pinailler un peu.</span></span>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 9pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les tornades sont impeccables.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Transcendant | <span style="color: #ffffff;"><strong><span style="font-size: 14pt;">Excellent</span></strong></span> | Bon | Sympathique |
    Moyen | Ennuyant | Mauvais | Ultra mauvais</span>
  </p>

</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Zero Dark Thirty (Kathryn Bigelow, 2012)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-zero-dark-thirty-kathryn-bigelow-2012-115187487.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-zero-dark-thirty-kathryn-bigelow-2012-115187487.html</guid>
            <pubDate>Sun, 10 Feb 2013 12:45:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;">À la suite des attentats du 11 septembre 2001, les 10 ans de traque de Ben Laden jusqu'à son execution au Pakistan par les forces
    spéciales américaines en 2011.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/zero_dark_thirty.jpg" class="CtreTexte" alt="zero_dark_thirty.jpg" height="490" width="350">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Je devais voir <em>Django Unchained</em>, mais suite à deux séances fermées car complètes dans deux cinémas à la suite, il a fallu arrêter
    de galérer dans Paris à chercher un autre cinoch (potentiellement aussi complet pour Django) mais se tourner vers le plan B : <em>Zero Dark Thirty</em>. Plan B de grand choix je le concède, le
    duo réalisatrice / actrice constitué de Kathryn Bigelow et Jessica Chastain présageaient en fin de compte quelque chose d'aussi bon qu'un énième délire tarantinien (je suis méchant, je ne l'ai
    donc toujours pas vu mais il a l'air vachement cool). C'est que depuis l'énorme <em>Démineurs</em> et sa giboulée d'Oscars, Bigelow est une réalisatrice qu'on attend au tournant. Si en plus elle
    confie le rôle principal de son film à la géniale Jessica Chastain, que je connais pour avoir joué chez Malick la personnification de la grâce avec une interprétation tout en talent ; si en plus
    le sujet est la traque de Ben Laden par la CIA, c'est que ça s'annonçait terrible ce film ! Et comment.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Par où commencer. Peut être en remarquant qu'on est dans du pur Bigelow. Premièrement via un style visuel proche du documentaire, même si en
    l'occurence il faudrait un peu se calmer avec la caméra qui bouge sans raison. Pas uniquement sur le style visuel puisqu'on sent aussi une ambition d'objectivité dans ce qui est montré. Bigelow
    s'autorise une approche émotionnelle sur une unique scène : la première du film. Sans image, <em>Zero Dark Thirty</em> s'ouvre sur les appels téléphoniques du 11 septembre 2001, que ce soit les
    communications radio de la police qui disent qu'un attentat grave est arrivé au WTC ou les appels de gens dans les tours à leurs proches ; le long-métrage utilise ce montage audio poignant durant
    lequel nos yeux sont rivés sur les sous-titres d'un écran plongé dans les ténèbres en guise de prologue aux 2h30 de traque qui suivent. Pour le reste le film se contente de montrer. Il n'élude
    pas l'épineuse question de la torture utilisée par la CIA pour faire parler les terroristes, il n'en fait pas non plus l'apologie. Bien que le point de vue soit systématiquement américain (il n'y
    a par exemple aucun contre-champ du point de vue des terroristes durant l'assaut final), il n'y pas vraiment d'idéologie défendue mais simplement des enjeux posés et l'acharnement que Maya, agent
    douée de la CIA, met à les résoudre ; au spectateur de choisir si cette histoire l'accroche ou pas.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img src="http://images1.variety.com/graphics/photos/_specials-art2/DIR_500_lede_Zero-Dark-Thirty.jpg" class="CtreTexte" alt=
    "http://images1.variety.com/graphics/photos/_specials-art2/DIR_500_lede_Zero-Dark-Thirty.jpg" height="300" width="575"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">J'ai beaucoup accroché. Dense en méandres scénaristiques sur tout le cheminement qui mène à la résolution de la traque, a fortiori en
    dialogues, <em>Zero Dark Thirty</em> fait partie de ces longs films à enquête passionnants, tel que <em>Révélations</em> de Michael Mann qui, bien que dans un domaine distinct, a le point commun
    de mettre en scène des personnages à la fois acharnés et soumis à des pressions extraordinaires dans la résolution d'un problème de grande envergure. Dans ce contexte on retient principalement le
    jeu brillant de Jessica Chastain, récompensée par un Golden Globe pour son rôle (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=dRq-oTyopfg">here</a> you go) et en lice pour l'Oscar de la meilleure
    actrice (qu'elle aura), les autres acteurs étant d'ailleurs très bon aussi, ainsi qu'une certaine démystification de l'espionnage forte appréciable.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mieux encore, <em>Zero Dark Thirty</em> s'avère parfois être un bon film d'action. On parle beaucoup de Michael Bay et de ses explosions,
    mais s'il y a bien une cinéaste qui semble obsédée par les bombes, c'est Bigelow. Sans parler de son précédent long-métrage, la réalisatrice continue avec ce film à installer régulièrement une
    sorte de suspense bombique et d'autres trucs qui nous pètent à la gueule. Mais outre cette remarque, là où <em>Zero Dark Thirty</em> devient vraiment un film d'action, c'est dans son dénouement.
    Ce n'est pas un spoiler, c'est le titre, oui, <em>Zero Dark Thirty</em> ("minuit trente") va jusqu'au bout et montre l'assaut. Et Whoua. Cette rupture de registre finale, du film d'espionnage au
    film d'action, est assez époustouflante. Installant une tension à se serrer contre son siège quand les membres des forces spéciales font le trajet en hélicoptère jusqu'à la maison cible, en
    partie grâce à <a href="http://www.youtube.com/watch?v=b_3Wb1jicX4">la musique terrible d'Alexandre Desplat</a>, puis filmant le reste avec un effet d'immersion exceptionnel, Kathryn Bigelow
    confirme sa capacité à filmer des scènes de guerre épatantes. L'ensemble formant finalement un tout cohérent et rudement bien orchestré. J'attend déjà le prochain Bigelow.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Transcendant | <span style="color: #ffffff;"><strong><span style="font-size: 14pt;">Excellent</span></strong></span> | Bon | Sympathique |
    Moyen | Ennuyant | Mauvais | Ultra mauvais</span>
  </p>

</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Les petits mouchoirs (Guillaume Canet, 2010)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-les-petits-mouchoirs-guillaume-canet-201-114550766.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-les-petits-mouchoirs-guillaume-canet-201-114550766.html</guid>
            <pubDate>Sat, 02 Feb 2013 18:05:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/lespetitsmouchoirs.jpg" class="CtreTexte" alt="lespetitsmouchoirs.jpg" height="533" width=
    "400"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Me voilà embêté, parce que j'ai bien envie de dire que c'était plutôt mauvais, et pourtant j'ai bien rigolé. Après tout c'était peut-être un
    rire nerveux un peu bizarre, qui s'auto-entretient pour aboutir sur des éclats de rire au quart de tour sur des choses même pas drôles. Mais commençons par le commencement, à savoir le concept du
    film, assez étrange. Déjà que quand les gens qu'on connaît nous présentent leurs photos de vacances, au bout d'un moment ça commence à bien faire, si c'est Guillaume Canet qui s'y colle avec un
    film de 2h30 et sa bande d'amis, on ne sait pas trop à quoi s'attendre. Enfin, "amis", c'est un bien grand mot. Ici les amis sont plutôt des casse-couilles qui s'envoient des missiles dans la
    gueule et s'envoient mutuellement chier dès que quelqu'un demande un conseil (j'abuse certes un peu). Déjà que c'est assez risqué d'organiser des vacances ensembles deux semaines dans la même
    baraque, compte tenu que c'est un moyen bien efficace pour à coup sûr foutre un bazar infernal dans n'importe groupe d'amis, on ne peut pas dire que ceux-là partent avec des conditions initiales
    extraordinaires, même si apparemment ils font ça tous les ans. Mais bon, au moins on sait qu'on ne va pas voir un film pour passer des vacances de bourgeois parisiens par procuration, mais bel et
    bien suivre les péripéties d'une bande de névrosés de la vie, ce qui est tout de suite plus alléchant</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le résultat est bizarre. On sent à la fois un Guillaume Canet ambitieux et un Guillaume Canet en mode <a href=
    "http://cdn.memegenerator.net/instances/400x/28616388.jpg"><em>I have no idea what I'm doing</em></a> ; façon de parler, de toute évidence il contrôlait parfaitement ce qu'il faisait et c'est
    donc à lui que revient la responsabilité de toutes les betises présentes dans le long-métrage. Le film s'ouvre sur un plan-séquence sérieusement brillant, laissant croire qu'on regarde un film
    d'un mec inspiré qui va nous livrer un film puissant, jusqu'à ce que Marion Cotillard et son combo ridicule "t'es beau" à un mec défiguré + un bisou à travers son masque nous rappelle que c'est
    du Canet, eh oh, faut pas non plus trop demander. Si seulement cet exemple était unique... Il y a un terrible problème de registre dans ce film. Pourvu qu'il dote avec plus ou moins de succès son
    long-métrage d'un registre "réaliste", avec une Marion Cotillard fumeuse de joints et les différents jeu d'acteur en mode vie de tous les jours, Canet insère des gimmicks niais et pathos du
    cinéma aux fortes émotions presque made in hollywood. Et ça ne va pas. On aboutit à ce rythme à vingt minutes finales insupportables, dont le traitement dramatique rappelle les pires daubes
    cinématographiques du style <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=183161.html"><em>Ma première fois</em></a> (hallucinant ce film, même si je veux bien concevoir que certaines
    midinettes soient attirées par Martin Cannavo), ou même les téléfilms de l'après-midi sur M6. Et puisqu'on est dans les comparaisons télévisuelles, certains cadres maladroits des <em>Petits
    mouchoirs</em> font un peu penser à <em>Plus Belle la vie</em>, et ce n'est pas un compliment. (Non mais je regarde pas, c'est juste que des fois en zappant j'apperçois) (sérieux, hein). Quitte à
    persévérer dans les points négatifs : la musique ! Oh purée. Canet nous balance sa playlist dans les oreilles, avec les chansons en entier. C'est fou ça. Au hasard, <em>Forrest Gump</em>,
    <em>Good Morning England</em>, <em>(500) jours ensemble</em>, sont des films à la BO géniales qui utilisent des extraits de 30 secondes à peine pour faire des transitions et créer une ambiance.
    Canet fait des clips. Il filme des gens courir sur la plage, et nous met sa musique. Il filme un bateau en hélicoptere, et nous met sa musique. Il filme Jésus jouer de la guitare, et nous met sa
    chanson, inter-minable. Tu m'étonnes que le film dure 2h30.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Bon, la question que tout le monde se pose (car le monde me lit, ahah, c'est cela, oui), c'est : mais qu'est-ce que j'ai aimé dans le film
    au final ? Eh bien, outre le plan-séquence initial (car je surkiffe les plans-séquences, vous pouvez me corrompre avec des plans-séquences bien sentis), accrochez-vous, ce qui m'a plu dans ce
    film est une conséquence d'un de ses défauts. Les personnages sont des caricatures dessinées au burin. En particulier le personnage joué par François Cluzet, qui flirte d'ailleurs parfois
    dangereusement avec le cabotinage. Eh bien si ça ne permet pas au scénario d'être très subtil, puisque ne développant qu'une personnalité manichéenne en chacun des personnages, ça permet au moins
    au film d'être bien marrant. Et que ce soit avec un défonçage de mur à la hache ou une remise au clair des règles de 1, 2, 3 soleil (énorme), force est de constater qu'on se poile bien devant
    Cluzet, les autres n'étant pas en reste et offrant aussi leur lot de franches rigolades, du genre Laurent Lafitte dans la scène du permis bateau, l'ensemble du casting livrant d'ailleurs une
    prestation très réussie. D'ailleurs, tant que j'y pense, une des thématiques du film plutôt bien foutue est celle du <em>reset</em>. Que ce soit ce moment où Juliette arrive dans le reste du
    groupe et propose de faire "comme si de rien n'était", que ce soit Gilles Lelouch qui pète un cable hors-champ puis revient à table comme si de rien n'était, que ce soit Cluzet qui devient serein
    et bon sans avertir et sans comprendre les moqueries de ses copains face à ce changement, les personnages qui veulent changer leur fusil d'épaule sans justification, ou ceux qui veulent
    simplement oublier une rupture sans en parler davantage ou toutes ces choses qui consistent à changer sans s'occuper d'avertir de la transition est une constante dans <em>Les Petits
    Mouchoirs</em>, et c'est une jolie manière de la part de Canet d'illustrer la commodité qu'il y a de ne pas avoir peur du bouleversement, et de foncer dans la vie en n'hésitant pas à tourner les
    pages.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">En somme, voilà un film plein de bonnes intentions, qui accumule bien trop de maladresses pour qu'il soit bon, mais qu'il serait malhonnête
    de qualifier de mauvais vu qu'on ne s'ennuie pas et qu'on rigole bien devant.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">Transcendant | Excellent | Bon | <span style="color: #ffffff;"><strong><span style=
    "font-size: 14pt;">Sympathique</span></strong></span> | Moyen | Ennuyant | Mauvais | Ultra mauvais</span></span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Deux bandes-annonces, quatre intuitions]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-deux-bandes-annonces-quatre-intuitions-113871264.html</link>
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            <pubDate>Fri, 25 Jan 2013 14:25:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    Ce n'est pas à mon habitude de spéculer à partir de bande-annonces, d'ailleurs normalement je n'aime pas trop le procédé, étant donné que je trouve qu'à peu près n'importe quel bande-annonce
    donne envie de voir le film, le concept étant de compresser une tension dramatique très dense en deux minutes à coup d'images épiques, d'un montage épique avec de la musique épique, le résultat
    étant souvent la déception puisqu'une fois au cinéma le tout est étalé en deux heures souvent sans scène atteignant les sommets dramatiques annoncés par le trailer.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mais pourtant, là, comme ça, j'ai deux bandes-annonces intéressantes que j'ai envie de commenter. Elles m'ont donné chacune deux intuitions, une première immédiate, puis une seconde plus
    pragmatique.
  </p>
  <p>
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  </p>
  <p>
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  <p>
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  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt; font-family: andale mono,times;">Man of Steel de Zack Snyder (sortie prévue le 19 juin 2013)</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div>
      <object type="application/x-shockwave-flash" height="476" width="577" data="http://www.youtube.com/v/KVu3gS7iJu4">
        <param name="data" value="http://www.youtube.com/v/KVu3gS7iJu4">
        <param name="wmode" value="transparent">
        <param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KVu3gS7iJu4">
      </object>
    </div>
    <div>
      Musiques : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Ol9SLKbQm8o">Patrick Cassidy &amp; Lisa Gerrard - Elegy</a> puis <a href="http://www.youtube.com/watch?v=I57gRbH4ojA">Craig Armstrong &amp;
      A.R. Rahman - Storm</a>
    </div>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      Bon. <span class="title">De but en blanc là comme ça, la bande-annonce me donne l'impression que ça va être du caca <em>Man of Steel</em>. Ils ont décidé de faire un reboot parce que le
      <em>Superman Returns</em> de Bryan Singer n'avait pas séduit. Mais euh... peu importe ce que je pense du film de Singer (je le trouve pas mal du tout), à l'époque <a href=
      "http://www.youtube.com/watch?v=4CuJ08nwJpA">la bande-annonce de <em>Superman Returns</em></a> laissait présager quelque chose de vachement mieux que celle de <em>Man of Steel</em> aujourd'hui.
      La production étant chapoté par Chris Nolan qui se croit le maître des super-héros depuis qu'il a achevé sa trilogie du chevalier noir très sérieuse, l'ambition est clairement de retourner à du
      film sérieux et mythologique sur les racines de Superman. Finies donc la culotte flashy et les trompettes de John Williams, mais place à un héros au visage rude torturé par la volonté de
      connaître ses origines qui s'isole en mode solitaire barbu. Et bah dis-donc. Moi je vous dis, ça va être bien chiant. D'autres choses m'effraient et m'irritent pas ailleurs : toujours dans la
      sérieutisation et la stylisation de Superman, il vole désormais les deux bras le long du corps et non plus le poing fièrement levé ; il fait voler la poussière avant de décoller (what the fuck
      ?) ; il y aura apparemment Leonidas dans le film ; la réalisation a été confiée à Zack Snyder, en mode poseur qui essaie d'imiter Malick et qui se vautre (c'est pas vraiment beau...), connu
      pour ses films d'auteurs tels que <em>Sucker Punch</em> ou encore <em>300</em> ; il y a visiblement des vaisseaux spaciaux, ce qui laisse supposer un thème développé avec des kryptonien, ce qui
      me fait peur ; le mec qui joue Superman a une tête dure avec un charisme forcé, j'accroche pas du tout.</span>
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p><span class="title">Ça c'était la première intuition. Et pourtant, ma deuxième intuition, c'est que je sais que je vais aller le voir, et je sens que je vais pas détester. Pour une raison
    très simple : parce que ça à l'air d'être un sacré film d'action de malade, et que je suis très preneur de grand spectacle, surtout si ça a l'ambition d'être traîté sur un fond sérieux, quand
    bien même ça n'y parvient pas. On verra bien.</span>
    <p>
      <span class="title"><br></span>
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      <span class="title"><span style="font-size: 14pt; font-family: andale mono,times;">To the Wonder de Terrence Malick (sortie prévue le 6 mars 2013)</span></span>
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <div>
      <div>
        <object type="application/x-shockwave-flash" height="476" width="577" data="http://www.youtube.com/v/NTAzcTZTY1g">
          <param name="data" value="http://www.youtube.com/v/NTAzcTZTY1g">
          <param name="wmode" value="transparent">
          <param name="src" value="http://www.youtube.com/v/NTAzcTZTY1g">
        </object>
      </div>Musique : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=xO_zKhukPrk">Andy Quin - Awakening, Steady &amp; Assured (string only version)</a> (oui c'est fabuleusement beau)<br>
      <span class="title">&nbsp;</span>
    </div>
  </div>
  <div>
    Bon. C'est confirmé. Terrence Malick et son directeur photo Emmanuel Lubezki sont les faiseurs d'image les plus doués de l'univers. Ils ne jouent pas dans la même cours que les autres, c'est
    juste trop beau. Honnêtement cette bande-annonce fait carrément rêver. On s'attend à de la pure poésie, à un truc complètement transcendant qui va changer notre vie et nous faire voir le monde
    différemment. Ça me l'avait déjà fait avec le trailer de <em>The Tree of Life</em>. Et si on peut féliciter Malick pour quelque chose c'est bien de faire des films aux bande-annonces les plus
    magiques du monde, avec ces images sublimissimes et ces musiques à la fois sérieuses et pleine d'espoir. Donc, <em>To the Wonder</em> (traduit en français en <em>À la merveille</em>, visiblement
    c'est la grève des traducteurs et ils se sont tournés vers google traduction) s'annonce comme un truc vraiment génial.
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    Et pourtant, et pourtant... Malick on commence à le connaître un peu. Et le problème, c'est que ses trucs virent rapidement vers l'abstrait et le symbolique, et qu'on se fait bien chier au bout
    d'un peu, malgré la beauté des images. Cependant la durée est annoncé à moins de deux heures (1h50), ce qui donne envie de crier hallelujah quand on sait que l'ennemi du cinéaste est la longueur
    de ses longs-métrages (habituellement ça tape dans du 2h20) qui donne trop de temps au spectateur pour se perdre. Mais les premières critiques de Venise parlent tout de même d'un truc très
    expérimental et Ben Affleck a dit<a href="http://www.cinemablend.com/new/Ben-Affleck-Says-Wonder-Makes-Tree-Life-Look-Like-Transformers-32742.html"><sup>ici</sup></a> que le film ferait passer
    <em>The Tree of Life</em> pour du <em>Transformers</em> (là on est vraiment dans la merde, parce qu'en vrai <em>Transformers</em> est à <em>The Tree of Life</em> ce que du nutella est à du saumon
    fumé). Or je suis en train de me dire que Malick gagnerait à utiliser son talent d'esthète sur du concret et non de l'abstrait (mais il a tout de même le droit de restreindre les dialogues, les
    dialogues ça tue la poésie, c'est trop formel), quitte à passer en mode abstrait/clip/beau/whouaa moins souvent pour rendre l'effet plus rare donc impressionnant et là peut-être que je
    commencerais à trouver ses films vraiment <em>mind-blowing</em>, comme ses bande-annonces. Oh mais non, j'oubliais aussi, faut qu'il arrête les voix-offs pleine de banalités à deux balles, et
    qu'il trouve de vrais idées, c'est pour ça aussi. Hein. Bon. On verra.
  </div></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Crazy, Stupid, Love (Glenn Ficarra, John Requa, 2011)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-crazy-stupid-love-glenn-ficarra-et-john-114051472.html</link>
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            <pubDate>Fri, 04 Jan 2013 20:36:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;">Cal Weaver apprend lors d'un dîner avec sa femme qu'elle veut divorcer, et même qu'elle l'a trompé. Le père de famille accepte le
    divorce, déprimé, et s'apitoie sur son sort dans un bar. Il est repéré par Jacob, un séducteur invétéré dont le terrain de chasse est ledit bar, qui lui propose de faire de lui un vrai
    <em>womanizer</em>.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/crazylove.jpg" class="CtreTexte" alt="crazylove.jpg" height="500" width="333"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial;">Je plaide coupable. Oui j'ai regardé ce film pour son casting. Steve Carell (qu'on sait posséder une facette terriblement sous-exploitée depuis son rôle dans
    <em>Little Miss Sunshine</em>), Julianne Moore (qui n'a plus grand-chose à prouver depuis de nombreux rôles clés, notamment dans <em>Les Fils de l'Homme</em>), Emma Stone (envers qui j'ai déclaré
    ma flamme dans le point n°6 de mon article sur <a href="http://filoutery.over-blog.com/article-the-amazing-spider-man-marc-webb-2012-108236913.html"><em>The Amazing Spider-man</em></a>), Ryan
    Gosling (vis-à-vis de qui je n'ai pas caché une certaine fascination dans mon article sur <a href=
    "http://filoutery.over-blog.com/article-drive-nicolas-winding-refn-2011-110685597.html"><em>Drive</em></a>). Dieu tout-puissant, un casting pareil ça m'excite encore plus qu'<em>Avengers</em>. Et
    forcément, quand on aime des acteurs et qu'on découvre tout à coup qu'il existe un film les réunissant, ça aide à aimer le film. Il se peut donc que mon avis soit particulièrement subjectif sur
    ce coup-là. Sans compter le fait que c'est le premier film que j'ai regardé sur mon laptop resplendissant (merci monsieur le Père Noël), en HD, ce qui m'a permis de considérer à sa juste valeur
    la photographie plutôt jolie et riche en couleurs vives du film.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial;"><img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/crazy_love_01.png" class="CtreTexte" alt="crazy_love_01.png" height="240" width="577"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial;">Ce qui ne veut pas dire que je ne vais pas avoir de réserves. En l'occurence <em>Crazy, Stupid, Love</em> commence en faisant assez peur. En montrant les pieds
    des gens dans un restaurant, élégants et baladeurs, avant de couper subitement sur les baskets portées par les pieds immobiles du personnage de Cal. L'effet est facile, il a pour vocation de
    faire rire et il laisse supposer un film où on va passer deux heures à se moquer d'un soit-disant looser, tels des collégiens rigolant de quelqu'un qui n'aurait pas le <em>swag</em>. Bref,
    quelque chose d'assez écœurant s'annonce. Mais non. Dieu soit loué, ce n'était qu'une introduction maladroite, pour attirer, comme ça, un peu comme le tout début de <a href=
    "http://www.youtube.com/watch?v=1pfqQ5q0Ca8"><em>People</em> d'Awolnation</a> qui laisse supposer une énième merde pour jeunes à passer sur NRJ et qui s'avère finalement vachement bien.
    <em>Crazy, Stupid, Love</em> fait partie de ces comédies modernes qui cherchent le barycentre du triangle infernal constitué de la morale puritaine, de l'humour potache et de la tendresse
    romantique, y arrivant plus ou moins, sachant que de toute manière il sera niqué par le premier point, puéril à cause du second, et décrédibilisé par le troisième s'il ne le manie pas assez
    bien.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial;">Un autre réalisateur du nom de Will Gluck s'y est aussi attelé avec ses comédies <em>Easy Girl</em> et <em>Friends with Benefits</em> (traduit en français par le
    racoleur <em>Sexe entre amis</em>), qui possèdent le point commun de mettre en scène Emma Stone (le premier rôle du premier, une apparation dans le second). Le résultat est toujours le même :
    quelque chose de foncièrement pas très marrant mais qui exploite bien le comique de situation, quelque chose qui n'a rien de révolutionnaire mais fort sympathique. Le constat s'applique aussi à
    <em>Crazy, Stupid, Love</em>, mais avec une certaine plus-value : le choix d'une narration pseudo-chorale et le développement de multiples storylines dont chacune reflète à la fois une tranche
    d'âge et une problématique amoureuse dont certaines sont rocambolesques. Ce qui permet au long-métrage de surprendre avec une scène pré-finale, véritable collision brillante et délirante des
    différentes storylines.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial;"><img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/crazy_love_02.png" class="CtreTexte" alt="crazy_love_02.png" height="240" width="577"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial;">Une nouvelle fois, on ne peut que regretter cette morale sur le mariage ; le scénario ne sachant pas se contenter de sa démonstration plutôt intelligente sur la
    complicité que peuvent développer deux personnes en passant leur vie ensemble, sur la pragmatique stabilité familiale qu'apporte le couple et sur l'idée qu'une relation stable avec quelqu'un
    envers qui on éprouve une grande affection peut être plus amusante et plus forte qu'une course aux jupons, il faut qu'il se lance dans de vastes et foireuses considérations sur le grand concept
    d'âme-sœur, auto-détruisant l'argumentation de son propos. Par ailleurs, vis-à-vis du traitement des amourettes d'adolescents, on reste intrigué par la manière dont le personnage de Jessica
    change finalement son fusil d'épaule pour une sorte de compromis qui semble être un sacrifice de la crédibilité de l'histoire sur l'autel du happy end. Néanmoins, faisant le tri entre ses
    meilleurs côtés et ses maladresses, on passe un bon moment devant ce long-métrage qui ne mentait pas sur la marchandise en tant que comédie romantique un peu stupide et folle.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Transcendant | Excellent | <span style="color: #ffffff;"><strong><span style="font-size: 14pt;">Bon</span></strong></span> | Sympathique |
    Moyen | Ennuyant | Mauvais | Ultra Mauvais</span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Cendrillon (Clyde Geronimi, Wilfred Jackson, Hamilton Luske, 1950)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-cendrillon-clyde-geronimi-wilfred-jackso-113759077.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-cendrillon-clyde-geronimi-wilfred-jackso-113759077.html</guid>
            <pubDate>Thu, 27 Dec 2012 12:10:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <img src="http://www.cineshopping.fr/ori-cendrillon-7606.jpg" class="CtreTexte" alt="http://www.cineshopping.fr/ori-cendrillon-7606.jpg" height="578" width="434">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Je l'ai déjà dit dans mon article sur <a href=
    "http://filoutery.over-blog.com/article-raiponce-byron-howard-nathan-greno-2010-110462180.html">Raiponce</a>, les Disney de princesse et moi, c'est compliqué. Et <em>Cendrillon</em>, plus ou
    moins mauvais, m'a aidé à comprendre mes critères personnels qui font que je vais aimer ou pas ce genre de film. Ils sont au nombre de deux : que la princesse ait une personnalité ; et, soit
    qu'il n'y ait pas d'histoire d'amour, soit qu'il y en ait une et qu'on voie les personnages réellement faire connaissance et éprouver de l'affection l'un pour l'autre. Ces deux conditions ne sont
    pas vérifiées dans <em>Cendrillon</em>, et c'est rédhibitoire. Je développe :</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Cendrillon est l'archétype de la douceur féminine. Elle a toujours une douce voix, un air terriblement niais et les répliques au détour
    desquels elle affiche une certaine ironie ou une once de personnalité se comptent sur les doigts de la main, le reste du temps consistant à sourire bêtement ou à chanter avec sa douce voix. C'est
    toute une culture de la princesse disney cristalisée via un personnage de conte, la fille soit-disant parfaite qui ne fait jamais caca, vision limite machiste de la femme idéale qui est la
    douceur incarnée cachée derrière un symbole d'élévation sociale qui consiste en fait à devenir l'épouse du prince, sélectionnée parmi une grande concentration de femme, pour que le jeune bougre
    ait bien le choix, et bien entendu il ne faut pas laisser Cendrillon partir, il ne faudrait pas que la pauvre bougresse s'échappe maintenant le prince l'a choisie. C'est presque malsain.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/cendrillon.jpg" class="CtreTexte" alt="cendrillon.jpg" height="276" width="500">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em>Vous connaissez le mec à droite ? Non ? C'est normal, il n'a pas dis une parole du film.</em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em>En fait c'est le prince charmant, donc, bon, hein, il est charmant quoi.</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais de toute façon, je sais bien que Disney sont des gros malades mentaux. Personnellement je trouve que l'intensité des horreurs qu'ils
    montrent aux enfants, considérant leur jeune âge, est proportionnellement bien plus grosse que ce qu'on trouve dans les films d'horreur pour adulte. Non mais sérieux, cette scène où les deux
    salo... méchantes sœurs déchirent la robe de Cendrillon est traumatisante. On se croirait dans un cauchemar. Et c'est quoi leur délire avec les bulles là, quand elle chante en nettoyant le sol ?
    On se croirait dans un trip sous extasy. Sans compter cette scène vers la fin dans laquelle on voit le reflet de la mère dans un miroir enfermer Cendrillon au grenier. On se croirait dans du
    Hitchcock.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le paradoxe que je ne comprends pas trop, c'est cette manière qu'a le film de rendre diablement vivantes les scènes dures du film, les plus
    noires et traumatisantes, que je viens de citer, tout en réglant en deux temps trois mouvements les moments censés être mignons. En l'occurence l'histoire d'amour qui, vis-à-vis de la structure
    de l'histoire est un pilier central, bénéficie d'un traitement complètement ridicule. Elle consiste en gros à vingt secondes d'une gif animée de Cendrillon dansant avec un prince avec une chanson
    d'amour en fond, puis en vingt autres secondes finale où on les voit partir tout contents d'être mariés. Le coup de la godasse de verre est traité avec une grande minutie à coup de scènes de
    suspens certes bien foutues, mais l'enjeu général reste totalement abstrait et formel. Comme si le mariage avec un prince s'imposait comme une évidence, on va pas non plus montrer les personnages
    tomber amoureux avec tous les trucs mignons drôles et tout là, c'est que c'est subtil ces conneries-là, et puis les gosses comprennent rien de ça, viens on va plutôt leur foutre une trouille de
    malade avec l'autre vieille marâtre qui fait flipper ; fais-voir le conte là : ils s'éprirent l'un pour l'autre. Voilà, très bien, clair et concis, soyons fidèles au matériau de base.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Bon bah moi ça ne m'intéresse pas les histoires d'amour à base de rien. Il faut me convaincre que les personnages ils s'entendent bien, ou
    alors il ne faut pas en faire une charnière dramatique de l'histoire. Les princesses douces et parfaites non plus elles ne m'intéressent pas. La gentillesse c'est le bien mais pas le stéréotype
    ni l'absence de personnalité. Donc, pour <em>Cendrillon</em>, c'est plutôt mal barré.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais bon, restent les souris et le chat ! Ces animaux géniaux sauvent le film, avec leur fabrication de robe dans la bonne humeur et leurs
    plans de fous pour contourner Lucifer. C'est carrément plus intéressant que l'autre mièvre de Cendrillon, c'est marrant et bien animé. J'adore le côté un peu looney tunes et la petitesse des
    souris qui nous fait imaginer un tout nouvel univers, celui de leurs galeries dans la maison, fuck yeah.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Transcendant | Excellent | Bon | Sympathique | <span style="color: #ffffff;"><strong><span style=
    "font-size: 14pt;">Moyen</span></strong></span> | Ennuyant | Mauvais | Ultra mauvais</span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Love Actually (Richard Curtis, 2003)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-love-actually-richard-curtis-2003-113700905.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-love-actually-richard-curtis-2003-113700905.html</guid>
            <pubDate>Sun, 23 Dec 2012 13:30:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;">Les destins croisés d'une vingtaine de londoniens à l'approche de Noël.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/love-actually-poster.jpg" class="CtreTexte" alt="love-actually-poster.jpg" height="490" width=
    "350"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il y a des moments comme ça, où il faut savoir <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=VOAtCOsNuVM">look on the bright side of
    life</a></em> (regarder le bon côté des choses). <em>Love Actually</em> commence en arguant que l'amour est partout, en montrant qu'aux zones d'arrivée des aéroports, les gens sont super contents
    de se retrouver, et même que c'est super beau. En vrai à l'aéroport il y a des tas de gens exténués d'attendre leur vol qui a trois heures de retard, des voyageurs tout stressés qui courrent pour
    ne pas louper leur avion, des mecs en costars les yeux rivés sur leur Iphone pour le boulot, un mec qui crie en yougoslave à son téléphone à un interlocuteur qui visiblement ne comprend rien à
    rien, et des gens qui attendent (je suis allé chercher ma sœur hier à Charles de Gaule). Mais effectivement, quand deux personnes se retrouvent dans une embrassade qui dénote le grand bonheur de
    leurs retrouivailles, c'est vachement cool. Et c'est ce qu'il faut retenir, car c'est beaucoup plus important que le morne reste. C'est le parti pris de <em>Love Actually</em>, d'après peu près
    n'importe quel feel-good movie je le concède (car <em>Love Actually</em> en est un gros !), mais <em>Love Actually</em> tente de l'universaliser d'une part avec ces zones d'arrivée d'aéroport
    dont des images sont montrées au début du film pour nous mettre en condition et à la fin pour conclure sur le propos du film et nous arracher une petite larme parce que c'est quand même vachement
    mignon tout ça, d'autre part avec son statut de film choral et son <a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c7/Interconnections_dans_Love%2C_Actually-fr.svg">réseau assez
    délirant</a> de personnages qui permet par ailleurs au film d'être très rythmé puisque sautant constamment d'une storyline à une autre, ayant nombre d'enjeux à résoudre à travers un scénario il
    faut le reconnaître bien foutu ne serait-ce que parce qu'il arrive à gérer correctement un tel entrelacements d'histoires, ce dernier qui présente ainsi une large variété de perspectives de
    l'amour, de l'idéal du mariage au jeune british qui part aux States pour découvrir les joies du sexe avec des américaines en passant par la tentation de l'infidélité chez des gens mariés,
    <em>Love Actually</em> est riche en happy ends mais sait nuancer le délire et parfois rester sérieux à travers des scènes assez tristes et touchantes, comme celle, terrible, où Karen ouvre son
    cadeau de Noël, permettant à Emma Thomson d'exprimer l'ampleur de son talent d'actrice. Les autres acteurs ne sont pas en reste, et à vrai dire il faudrait à peu près tous les citer, chacun
    apportant son grain de génie à un moment ou à un autre du film, parfois solicités pour péter un cable comme dans cette scène géniale où Hugh Grant se met à danser au 10 Downing Street sur les
    Pointer Sisters. C'est justement dans ces pétages de plomb et autres idées bien originales toujours marrantes qu'on reconnaît bien la comédie romantique et notamment cet humour so british, et
    c'est principalement cette légèreté, cette fraîcheur, cette magie et ces blagues qui font du film un truc incroyablement gentil, qui nous fait oublier pour deux heures et quelques le cynisme
    ambiant et nous fait passer un moment simplement extra et génial parfaitement en phase avec Noël.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Désolé du pavé.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="color: #ffffff;"><strong><span style="font-size: 14pt;">Transcendant</span></strong></span> | Excellent |
    Bon | Sympathique | Moyen | Ennuyant | Mauvais | Ultra mauvais</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Google Zeitgeist 2012]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-google-zeitgeist-2012-113648199.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-google-zeitgeist-2012-113648199.html</guid>
            <pubDate>Fri, 21 Dec 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;">Un petite vidéo (pub) assez motivante de Google dans le cadre du <a href=
    "http://www.google.com/zeitgeist/2012/#the-world">Zeitgeist 2012</a>. Le montage est basé sur les recherches Google / YouTube les plus populaires de l'année 2012, ce qui en fait une jolie
    retrospective de cette année.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div>
      <object type="application/x-shockwave-flash" height="476" width="577" data="http://www.youtube.com/v/xY_MUB8adEQ">
        <param name="data" value="http://www.youtube.com/v/xY_MUB8adEQ">
        <param name="wmode" value="transparent">
        <param name="src" value="http://www.youtube.com/v/xY_MUB8adEQ">
      </object>
    </div><br>
    <span class="title">&nbsp;</span>
  </div>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;">Bonne fin du monde ;)</span> <span style=
    "font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Elephant (Gus Van Sant, 2003)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-elephant-gus-van-sant-2003-113492570.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-elephant-gus-van-sant-2003-113492570.html</guid>
            <pubDate>Wed, 19 Dec 2012 22:35:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;">En 1999 au lycée de Columbine, commence une journée a priori banale. Personne alors ne s'imagine que deux élèves ont préparé une
    fusillade qu'ils vont mettre à exécution.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/elephant.jpg" class="CtreTexte" alt="elephant.jpg" height="533" width="400"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">La parution de cet article quelques jours après le sombre événement survenu dans cette école américaine est
    fortuite. J'ai regardé <em>Elephant</em> il y a deux semaines et je me rends compte que la rédaction de mon article est maintenant tristement en rapport avec l'actualité.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">C'est la deuxième chance que j'ai donné à <em>Elephant</em>. Je l'avais vu une première fois il y a quelques
    années, alors que j'étais déjà fan du génial <em>Will Hunting</em> du même réalisateur, mais que j'avais déjà subi les délires expérimentaux du cinéaste en réussissant l'exploit de regarder
    sérieusement les 103 minutes de <em>Gerry</em> (un film avec deux mecs qui marchent dans le désert, littéralement), même si j'avoue m'être préparé une tasse de chocolat chaud et avoir feuilleté
    les pages people du programme télé pendant des scènes qui ne faisaient pas énormément avancer l'intrigue (ça laisse un grand choix, à supposer qu'il y a une intrigue). À l'époque, donc, j'avais
    été attiré par la bande-annonce d'<em>Elephant</em>, d'une part parce qu'il y avait <em>La Lettre à Elise</em> de Beethoven que j'essayais d'apprendre à jouer en autodidacte sans aucune base sur
    le synthé de chez moi avec les touches qui s'allument pour savoir où mettre les doigts (j'ai repris il n'y a pas longtemps à partir de tutoriaux d'amateurs sur YouTube et je sais à peu prêt jouer
    la première partie avant que ça s'énerve ; si vous voulez apprendre un truc facile commencez par <a href="http://www.youtube.com/watch?v=laoMIGTztOk">Heart &amp; Soul</a>, la musique de
    l'<a href="http://www.youtube.com/watch?v=uxkw72IX1PI">Ipad mini</a> et de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=E8Z9G2WsEds">Superman Returns</a>, c'est mignon et ça permet de commencer
    facilement), d'autre part parce que ça laissait présager une vision intimiste du drame de Columbine, forme de narration peu populaire dans le cinéma mainstream qui tend à toujours vouloir prendre
    du recul et à donner une vue d'ensemble sur une situation de crise donnée (je parle des dispositifs gouvernementaux et toutes ces conneries dans les films de fin du monde) au lieu de se
    concentrer sur l'impact terre-à-terre que peu avoir une telle situation sur quelques personnages auxquels on peut s'identifier, cette dernière option étant bien meilleure puisque mille fois plus
    éloquente et au propos tout aussi universel. D'ailleurs on peut citer <em>La Guerre des mondes</em> de Spielberg, qui prenait le risque, malgré son statut de gigantesque machine hollywoodienne,
    de beaucoup s'éloigner des codes du film d'apocalypse pour être finalement très intimiste tout en comportant du putain de grand spectacle, et c'est pour ça que je le kiff sarass.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Mais revenons à nos moutons. À l'époque, donc, <em>Elephant</em> m'avais laissé plutôt dubitatif. J'avais
    effectivement aimé le côté intimiste et même calme, serein, avec cette narration qui se contente de montrer sans jamais commenter ou essayer d'expliquer. Mais fallait pas abuser non plus, en
    l'occurence ces longs plans-séquences consistant à suivre les élèves dans les couloirs du lycée avaient fini par m'ennuyer un peu, sans compter ceux qui semblaient être cadrés au petit bonheur la
    chance en espérant qu'un personnage passe dans le champ à un bon moment, et de manière générale ces plans bridés, trop sages, incapables de s'autoriser quelques libertés paradoxalement à leur
    grande ampleur spatiale.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/screen-shot-2011-03-20-at-12-28-55-pm.png" class="CtreTexte"
    alt="screen-shot-2011-03-20-at-12-28-55-pm.png" height="280" width="500"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Cette seconde vision s'est avérée plus agréable. Mon cerveau a dû se calmer, je deviens probablement vieux
    (tautologie). J'ai trouvé les plans-séquences en question intéressants, déjà parce qu'ils ne sont pas si longs, ils permettent de présenter l'ambiance du lycée comme si on y était, ils présentent
    les personnages et leurs liens entre eux, et sont constitués de divers petits détails qui n'attendent qu'à être analysés, ne serait-ce que la pronfondeur de champ autour des personnages qui est
    minuscule dans l'établissement et s'élargit soudain dès qu'on passe dehors (contrainte technique de la diminution de l'ouverture pour ne pas que l'image soit surexposée en extérieur, ou
    symbolique sur l'idée que les lycéens se sentent plus inclus dans leur environnement à l'extérieur, les deux peut-être).</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">D'ailleurs, quelque chose qui est vraiment génial dans ce film, c'est le côté mini film choral. Les
    trajectoires (dans tous les sens du terme) de plusieurs élèves sont montrées à l'écran, chacune des scènes apportant le point de vue d'un personnage, et ces trajectoires s'entrecoupent.
    C'est-à-dire qu'on observe les mêmes scènes sous plusieurs angles différents, comme par exemple John qui sort du lycée en croisant les deux étudiants armés, puis plus tard dans le film (mais au
    même moment dans l'histoire) des filles dans la cantine qui voient ce même moment à travers les fenêtres, le tout formant un puzzle aussi bien spatial que temporel. C'est juste excellent, j'adore
    le concept. Ça montre que tout est connecté, qu'à la même seconde il se passe des tas de choses différentes chez chacun, et qu'il y a de multiples points de vue pour une même scène ; ça ouvre des
    perspectives rarement exploitées au cinéma et le résultat est remarquable.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/elephant-gus-van-sant.jpg" class="CtreTexte" alt=
    "elephant-gus-van-sant.jpg" height="361" width="477"></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">On peut bien entendu saluer les qualités formelles du film, la photographie étant un bonheur pour les yeux,
    que ce soit avec ces profondeurs de champ minuscules très isolatrices ou au contraire avec ces perspectives kubrickiennes.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Pour ce qui est de la caractérisation des deux tueurs, le film a l'intelligence de ne se fourvoyer dans aucun stéréotype. Gus Van Sant a
    même l'idée de faire jouer du Beethoven a l'un des deux étudiants, prenant à contrepied la polémique à l'encontre de Marylin Manson dont on savait être l'un des chanteurs beaucoup écouté par les
    deux jeunes. Le scénario n'a jamais la prétention d'expliquer quoi que ce soit, se contentant de déposer quelques faits comme la facilité avec laquelle on peut se procurer un fusil d'assaut au
    États-Unis ou encore le fait qu'un des protagonistes était le souffre-douleur de certains camarades. Et le film va bien plus loin dans la présentation d'une certaine jeunesse américaine, s'aidant
    des personnages secondaires pour présenter diverses personnalités.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Bref, ç</span>a reste très spécial, mais surtout très bon.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Transcendant | Excellent | <span style="color: #ffffff;"><strong><span style="font-size: 14pt;">Bon</span></strong></span> | Sympathique |
    Moyen | Ennuyant | Mauvais | Ultra Mauvais</span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Merci, google.]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-merci-google-112539533.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-merci-google-112539533.html</guid>
            <pubDate>Sat, 17 Nov 2012 12:50:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/duhduhduhduh.jpg" class="CtreTexte" width="550" height="298" alt="duhduhduhduh.jpg">
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Skyfall (Sam Mendes, 2012)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-skyfall-sam-mendes-2012-112088690.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-skyfall-sam-mendes-2012-112088690.html</guid>
            <pubDate>Tue, 06 Nov 2012 15:15:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img width="360" height="534" alt="skyfall-poster 510x756" class="CtreTexte" src=
    "http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/skyfall-poster_510x756.jpg"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 16pt;">/!\ SPOILERS à foison</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">C'est très à la mode de détruire les super-pouvoirs des héros et de les pousser dans leurs derniers retranchements, pour faire genre c'est
    vraiment un scénario super intelligent qui étudie la mythologie du héros en profondeur. C'est ce que Nolan a fait avec son dernier film sur la déchéance du célèbre boxeur The Batman. C'est ce que
    Bryan Singer, grand créateur de machines à coudre, avait déjà fait 6 ans auparavant avec un Superman moribond que seul un petit bisou de son fils allait sauver, même si tout le monde n'y a vu
    qu'une balle s'écrasant sur un œil. C'est ce que Mendes veut aussi faire. Aussi, quand il se rendit compte après quelques recherches qu'en fait James Bond n'est pas un super-héros et que cela
    allait quand même contrecarrer ses plans, il se décida à lui donner tout de même des super-pouvoirs, et de les présenter dès l'introduction du film. Par exemple, Bond fait un plat dans l'eau en
    tombant d'un viaduc avec une balle dans l'épaule, et il survit. Ensuite, il se téléporte dans un territoire exotique en bord de mer, ses capacités de super-cicatrisation ayant fait de sa balle
    dans l'épaule rien de plus qu'un mauvais souvenir. Une fois revenu au pays, il s'opère en face d'un miroir afin de reprendre un peu de fragments de balle. Malheureusement il déprime un peu, parce
    qu'il a un peu de mal à faire des tractions. Logique. C'est un peu comme si mon prof de maths se rendait compte qu'il a du mal avec les tables de multiplication. <span class="st">Ç</span>a doit
    donner un sacré coup au moral, et forcément, ça complique les calculs de projections sur hyperplans.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>Skyfall</em> fait partie de ces films qui me frustrent beaucoup. D'ailleurs, ça m'a fait un peu pareil avec <em>Inception</em> et
    <em>TDK Rises</em> de Nolan. Le point commun étant que ces films possèdent des qualités formelles exceptionnelles au niveau de la mise en scène, de la photographie, des concepts scénaristiques
    apportés, qui leur donne l'allure de très grands films, mais dont les détails du scénario sont jetés aux oubliettes. On y voit des vertèbres se faire réparer avec un bon coup de poing au cul, des
    personnages aux motivations peu convaincantes, une science des rêves à l'axiomatique bordélique qui donne lieu à un nombre incalculable de probables incohérences, tout du moins d'interrogations.
    Comme si l'ambition générale de l'œuvre suffisait à négliger la plus basique cohérence et crédibilité des actions élémentaires qui la composent. Comme si on pouvait se permettre de faire
    n'importe quoi à condition que ce soit du grand n'importe quoi.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img width="500" height="225" alt="Skyfall_54.jpg" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/Skyfall_54.jpg"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">L'idée de mettre en valeur les limites et la vulnérabilité de James Bond est très louable, mais comment la défendre en revenant à la plus
    terre-à-terre usure physique lorsque le personnage en question est clairement capable de choses dignes des super-héros ? <span class="st">Ç</span>a n'a pas de sens. Si Mendes nous montre un Bond
    qui a du mal à s'accrocher en bas d'un ascenceur en marche, ce même Bond n'a pas de mal à assurer un impressionnant combat au corps à corps deux minutes plus tard. De même, l'idée de vouloir
    revenir à une renaissance du héros à travers le manoir dans lequel a grandi James est très louable, mais encore faudrait-il la justifier autrement que par on va revenir aux bonnes vieilles
    méthodes et leur montrer nos skills hardcore de <em>Maman j'ai raté l'avion</em> à ces chenapans, sachant qu'ils pourraient nous exploser la gueule avec un missile envoyé dans la maison (mais ça
    serait pas fair-play de leur part). Enfin l'idée de se baser sur du néo-terrorisme informatique est intelligente, mais pourquoi faut-il faire apparaître un Q déguisé en stéréotype au charisme
    d'huitre, qui cherche des yeux le méchant sur les écrans de caméras de suveillance à l'époque ou même Facebook possède une reconnaissance automatique des visages, qui sait que l'ennemi est un
    hacker de génie mais qui trouve crédible le fait qu'il ait choisi un nom de gare comme mot de passe, et tous ces effets graphiques sur grands écran de pseudo-hacker d'un ridicule fou ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Et pourtant, c'est tellement bien foutu. La scène d'action d'introduction est tout bonnement monstrueuse. Mendes filme vraiment bien,
    livrant des plans à la composition chiadée y compris dans les moments musclés où ce qui se passe est lisible contrairement à la précédente bouillie <em>Quantum of Solace</em>. D'ailleurs le
    réalisateur livre deux plan-séquences absolument géniaux. Le premier consiste en un combats en ombres chinoises qui finit sur une magnifique plongée. Le second en l'entrée en scène via la marche
    du méchant joué par Javier Bardem, ce dernier qui livre d'ailleurs une prestation bourrée de talent pendant tout le film, ce qui fait de son personnage l'un des plus captivants de la saga. Il y a
    par ailleurs un refus du sur-découpage durant tout le film, le montage permettant aussi à l'occasion d'une scène à la narration alternée, celle du discours de M au palais de Westminster pendant
    que Silva arrive, une bonne décharge de tension dramatique et thématique. La photographie de Roger Deakins est somptueuse (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Deakins">il faut dire que ce
    n'est pas tout à fait un amateur</a>), et il y a un travail de folie sur les couleurs et les contrastes qui ressort notamment dans cette scène visuellement magnifique sur la pirogue à Macao. En
    revanche, un vrai point négatif et là je pense que pas grand-monde ne va me contredire, c'est la <em>James Bond girl</em> jouée par Bérénice Marlohe. Si les scénarios bondien ont toujours eu une
    considération à peu près aussi sexiste que Bond lui-même vis-à-vis des rôles féminins de la saga, il faut dire ce qui est dans <em>Skyfall</em> : elle apparaît et disparaît un quart d'heure plus
    tard, et durant ce quart d'heure elle n'a servi à rien, si ce n'est pour que Bond sorte sa réplique du meilleur goût qui soit ("Tout ce whisky pour rien"...). Mais là où le film surprend encore
    agréablement c'est avec ce dernier chapitre en mode western écossais crépusculaire, rudement bien mené et très ludique avant de devenir carrément impressionnant. Parce que bon, on va arrêter les
    conneries cinq minutes, mais là comme ça entre nous, malgré ses problèmes de scénario, <em>Skyfall</em>, ça tue.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Bref, pour reprendre l'affiche, James Bond ça ne tient pas debout, mais ça se défend bien ! (Muahahahahah !!!) (voilà voilà, allez, à plus
    tard.)</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Transcendant | Excellent | <span style="color: #ffffff;"><strong><span style="font-size: 14pt;">Bon</span></strong></span> | Sympathique |
    Moyen | Ennuyant | Mauvais | Ultra Mauvais</span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La Ligne Rouge (Terrence Malick, 1998)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-la-ligne-rouge-terrence-malick-1998-112057906.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-la-ligne-rouge-terrence-malick-1998-112057906.html</guid>
            <pubDate>Sat, 03 Nov 2012 14:56:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: &quot;georgia&quot;, &quot;palatino&quot;; font-size: 8pt;">En 1942, pendant la seconde guerre mondiale, la bataille de Guadalcanal qui oppose les Américains aux
    Japonnais.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: &quot;georgia&quot;, &quot;palatino&quot;; font-size: 8pt;"><img src="http://eu.movieposter.com/posters/archive/main/91/MPW-45834" class="CtreTexte" alt=
    "http://eu.movieposter.com/posters/archive/main/91/MPW-45834" height="727" width="500">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">Je commence à cerner Terrence Malick. En fait il fait vachement bien ce sur quoi portent ses
    films, et il devient chiant quand il se met à sérieusement philosopher. Quand <em>&nbsp;</em><a href=
    "http://filoutery.over-blog.com/article-le-nouveau-monde-terrence-malick-2005-80984023.html"><em>Le Nouveau Monde</em></a> décrit Le Nouveau Monde et l'amour entre Pocahontas et Smith, c'est très
    beau, mais quand le film continue sur du reste, c'est chiant. Quand <a href="http://filoutery.over-blog.com/article-the-tree-of-life-terrence-malick-2011-108082727.html"><em>The Tree of
    Life</em></a> décrit la création/destruction du monde et montre cette famille texane, c'est vachement bien, mais quand le film continue sur du reste, c'est chiant. Quand <em>La Ligne Rouge</em>
    montre la guerre, c'est vraiment poignant, mais quand le film continue sur du reste, c'est chiant.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;"><em>La Ligne Rouge</em> est sorti en 1998, et Malick a été nominé pour l'Oscar du meilleur
    réalisateur. Mais il a perdu, puisque c'est un dénommé Spielberg qui a remporté la statuette, pour un autre petit film de guerre du nom de <em>Il faut sauver le soldat Ryan</em>. Même si je
    considère ce dernier comme un véritable chef-d'œuvre, force est de constater à la vision de&nbsp;<em>La Ligne Rouge</em>&nbsp;que Malick n'a pas vraiment à rougir de quoi que soit. Il doit y
    avoir environ 1h30 de guerre brute dans ce film (soit la moitié du film, contrairement à&nbsp;<em>...Ryan</em> qui en comporte en quasi-intégralité, ce qui lui confère un très grand avantage), et
    c'est impressionnant à tous les niveaux.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/vlcsnap-2012-11-03-14h38m59s240.png" class=
    "CtreTexte" alt="vlcsnap-2012-11-03-14h38m59s240.png" height="245" width="577"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">Déjà parce que c'est fichtrement beau. Je ne sais pas où ce poseur de Malick va dégoter ses
    directeurs photo mais chacun de ses films sont quand même des monuments picturaux. Je ne me lasse pas de regarder ses travellings à hauteur d'herbes, ses contre-plongées totale sur les rayons de
    soleil à travers les arbres, sa caméra qui "glisse" doucement à travers le décor pour y intégrer les personnages. Si Spielberg a créé avec <em>...Ryan</em> un nombre considérable de codes de
    réalisation qui a influencé le film de guerre pendant toute la décennie suivante, Malick reste avec <em>La Ligne Rouge</em>&nbsp;dans une pure esthétique formelle que peu savent manier et que peu
    ont osé imiter, surtout sur des scènes de bataille, car il faut d'abord le culot d'opposer l'esthétique de sa réalisation à la monstruosité de ce qu'elle filme.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">Cette opposition entre le beau et le moche, ou plutôt entre le Paradis et l'Enfer, elle est
    présente partout dans le film, dans la réalisation comme je viens de l'expliquer, mais aussi dans l'espace et dans le temps de l'histoire. Dans l'espace, car cette horrible guerre se déroule dans
    des paysages paradisiaques que Malick ne se prive pas de contempler, ne loupant pas l'occasion d'un plan d'ensemble sur les magnifiques collines pleine de verdure à travers lesquelles progressent
    les soldats. Dans le temps à travers ces flashbacks sur les scènes intimes entre un personnage et sa femme, opposant frontalement la douceur de l'amour à la lourdeur de la guerre.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/3/55/60/38/ttr3.jpg" class="CtreTexte" alt="ttr3" height=
    "250" width="577"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">Tout en restant dans ses meilleurs moments sur du pur film de guerre (et c'est vraiment bien
    foutu)</span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">, <em>La Ligne Rouge</em> ne donne vraiment pas envie d'aller là-bas, que ce soit à
    la vision de certaines scènes de boucherie, à l'entente des voix-off des différents personnages sur leurs cas de conscience, ou encore cette scène terrible où un soldat se fait encercler par
    l'ennemi et se rend compte que c'est la fin pour lui. C'est aussi ça qui fait l'éloquence du film, le fait de revenir à hauteur d'homme et de ne pas considérer systématiquement ses personnages
    comme inclus dans un gros champ de bataille où des gens meurent dans tous les sens, par exemple Malick considére les pensées d'un soldat quand il a abattu un ennemi, quand bien même cela paraît
    banal dans une guerre, il montre un autre soldat s'attarder sur un brin d'herbe alors qu'il est à couvert par terre. En fait il montre des hommes avant de montrer des soldats, et comment ces
    derniers finissent presque anesthésiés et insensibles au fait qu'ils tuent des gens au cours de leur progression. Bref, il dénonce la guerre.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">Seulement le film est beaucoup trop long. Le cinéaste philosophe s'attarde dans des longueurs pas
    possibles sur des considérations de toutes sortes, avec ses voix-off pseudo-poético-métaphysique plus barbantes qu'autre chose. Alors oui dans l'ensemble ça a vraiment une allure de grand film,
    mais au cinéma j'attend surtout des émotions et quelque chose qui me prend dans le film, si possible avec un propos intelligent, mais pas un lourd discours intellectuel sur fond de jolies images
    de la nature, auquel cas je finis par m'ennuyer. Difficile donc de conclure ici sachant que ces deux aspects sont réunnis dans le film.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 9pt;">Transcendant | <span style="color: #ffffff; font-size: 14pt;"><strong>Excellent</strong></span> |
    Bon | Sympathique | Moyen | <span style="color: #ffffff; font-size: 14pt;"><strong>Ennuyant</strong></span> | Mauvais | Ultra mauvais&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 9pt;">Du même réalisateur : <a href=
    "http://filoutery.over-blog.com/article-le-nouveau-monde-terrence-malick-2005-80984023.html">Le Nouveau Monde</a> | <a href=
    "http://filoutery.over-blog.com/article-the-tree-of-life-terrence-malick-2011-108082727.html">The Tree of Life</a><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">&nbsp;</span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Hunger Games (Gary Ross, 2012)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-hunger-games-gary-ross-2012-112028373.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-hunger-games-gary-ross-2012-112028373.html</guid>
            <pubDate>Fri, 02 Nov 2012 11:38:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;">Dans un futur terrifiant où l'Amérique, divisée en 12 districts, est contrôlée par une horde d'excentriques flashys, des adolescents
    sont enfermés dans une arène de télé-réalité plus féroce encore que l'île de Koh-Lanta et doivent survivre jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Parmi eux, Katniss se porte volontaire pour
    éviter à sa petite soeur, qui avait été choisie, de devoir y aller. Batl... euh The Trum... euh The Hunger Games peut commencer.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;"><img width="337" height="500" alt="http://www.lyricis.fr/wp-content/uploads/2011/12/The-Hunger-Games-Affiche-USA-3.jpg" class=
    "CtreTexte" src="http://www.lyricis.fr/wp-content/uploads/2011/12/The-Hunger-Games-Affiche-USA-3.jpg"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>The Hunger Games</em>, c'est typiquement le film que
    j'aurais surkiffé. Si j'avais 10 ans. Or je n'aurais pas pu le voir à cet âge-là, puisqu'il est PG-13, et que chez moi on ne rigole pas avec ces conneries. Enfin, j'aurais surtout pas pu le voir
    à cet âge-là parce qu'il n'existait pas à l'époque, mais c'est un détail. Si j'avais dix ans donc, j'aurais été fasciné par cette histoire d'une fille qui se sacrifie pour sa petite soeur, et je
    serais devenu obsédé par Jennifer Lawrence, devenant amoureux schizophrène d'une fille deux fois plus grande que moi comme ce fut le cas pour une certaine Hermione Granger aka Emma Watson ou Max
    Guevara aka Jessica Alba aka <em>Dark Angel</em></span> (<span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">oui quand on a 10 ans on confond personnage et actrice et on croit
    que le titre des trucs est forcément le nom du personnage principal). J'aurais tout donné pour obtenir le ticket de Danny Madigan dans <em>Last Action Hero</em> pour pouvoir aller moi-même dans
    le Hunger Games rejoindre mon amoureuse Katniss, et j'aurais fait mon brave et même que c'est moi qu'elle aurait embrassé et pas l'autre lopette qui sait rien faire de mieux que se déguiser en
    arbre. Malheureusement c'est totalement impossible puisque pour aller dans <em>Last Action Hero</em> prendre le ticket de Danny Madigan, il me faudrait déjà le ticket de Danny Madigan, que je
    n'aurais pas pu avoir sans aller au préalable dans <em>Last Action Hero</em>, ce qui est impossible comme je viens de l'expliquer. C'est assez scandaleux la quantité de choses fausses qu'on nous
    montre au cinéma, je suis prêt à parier que bientôt on nous révélera que même Batman n'existe pas en vrai. Ainsi, affrontant la dure réalité selon laquelle en fait dans Hunger Games ce ne sont
    que des personnages et qu'en vrai Jennifer Lawrence n'en a sûrement rien à faire d'un énième garçon qui mouille pour elle, je me serais résigné à acheter les trois derniers numéro de One et
    j'aurais couvert les murs de ma chambre de posters de Hunger Games.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Bon, c'est pas tous les jours que je fais une simulation de
    réduction d'âge mental pour savoir comment j'aurais réagi à un film si j'étais plus jeune, mais on va arrêter les conneries cinq minutes. Parce que maintenant je n'ai pas 10 ans ; vous me direz,
    je suis encore bien jeune pour me la péter de ne plus être jeune, n'en ayant que neuf de plus, mais tout de même, pas n'importe quels neuf ans, ceux qui progressent dans les sinueux chemins de
    l'adolescence (si si je vous assure les couloirs entre ma chambre, le pot de nutella et l'ordinateur sont plus ou moins sinueux) et qui nous ammènent à l'arrivée à être bien moins sensibles (ou
    au contraire très sensibles mais dans l'autre sens) à l'aspect terriblement teenage movie d'un film comme <em>Hunger Games</em>. D'où la question profondément existentielle qui en découle :
    serait-il possible de faire un film avec des personnages ados sans qu'il soit accablé de cette étiquette affichant "Teenage movie" en comic sans rose fluo flottant sur la moitié des scènes du
    film (quoi ? j'ai vu la version skyblog ? comment ça ?).</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><img src=
    "http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/media/multiupload_du_06_avril_2012/jennifer-lawrence-dans-hunger-games/1879636-1-fre-FR/jennifer-lawrence-dans-hunger-games_reference.jpg" class=
    "CtreTexte" width="500" height="346" alt=
    "http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/media/multiupload_du_06_avril_2012/jennifer-lawrence-dans-hunger-games/1879636-1-fre-FR/jennifer-lawrence-dans-hunger-games_reference.jpg"></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Les caméramans du Hunger Games doivent savoir capter le
    moment sans interférer avec le jeu</span></span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Et c'est bien dommage, car mis à part ça le film est plutôt
    pas mal. Justement, Jennifer Lawrence, même si elle est loin d'être une grande actrice, semble assez prometteuse dans un rôle qui porte quasiment tout le film sur ses épaules. La réalisation,
    volontairement sale comme c'est la mode, en ressort néanmoins bien plus intéressante que celle de nombreuses autres productions pour adolescents et s'avère carrément efficace dans certaines
    scènes musclées telles celles où l'héroïne doit vite tirer à l'arc, dans lesquelles la brusquitude du moment est parfaitement rendue tout en étant très lisible (ne connaissant pas le nom
    correspondant à "brusque", j'ai utilisé l'algorithme royal), j'aime bien ça, le montage aidant aussi dans ces moments. En revanche, ce que j'aime moins par exemple, c'est ce gros gachi lors du
    début du Hunger Games. Ça m'a rappelé le début de la fête de Projet X. C'est quoi leur manie aux réalisateurs de se cacher lors de la première charnière dramatique de leur film ? Le film
    commence, tranquille, tout est filmé, ils s'entraînent, voilà voilà. Et là, le jeu commence, c'est plein de tension, et hop, on passe en montage alterné, il n'y a plus de son, des effets à la je
    comprend rien à ce qui se passe, un abandon total de la narration "authentique" comme c'est le cas dans le reste du film. Sûrement l'histoire de marquer le coup quoi, genre "whoua putain c'est le
    début du hunger games je peux pas m'empêcher de rajouter une tartine de dramatisme pour niquer cette scène". Bon, moi ça me soule beaucoup, mais ma foi, tant pis. Ça fait parti des petits pics de
    frustrations cinéphiliques pour les tarés comme moi qui n'y connaissent rien mais qui ont l'immense et honteuse prétention de mieux savoir réaliser un film que son réalisateur, un peu comme quand
    Jan de Bont livrait un putain de plan dans <em>Speed</em> sur l'explosion du bus avant qu'il soit coupé sauvagement sur le festival du montage explosif emmerdant pour revenir sur ce même plan au
    final ! Mais là je me fourvoie quelque peu, surtout que personne ne voit de quoi je parle.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Quoi qu'il en soit, un autre problème problème dans Hunger
    Games, c'est son rythme. On se fait un peu chier de temps à autre, et le fameux hunger games commence au bout d'une heure de film, alors hein ! (On me dira, oui mais le Titanic il coule au bout
    de deux heures, mais je vous emmer... je vous prout.) Bref, j'aurais aimé aller un peu plus en profondeur dans cette fameuse arène, voir les personnages en mode Man vs. Wild, usé sur la longueur,
    avec à la fois plus d'affrontements, de courses-poursuites et de scènes bien senties comme celle où Katniss dégome des pommes pour faire péter le piège des autres. J'aurais aimé tout ça tout le
    temps, et non pas par petits épisodes, le reste du temps consistant à dormir sur la branche d'un arbre. D'ailleurs, au lieu d'attendre qu'elle descende pour l'avoir, pourquoi ne mettent-ils pas
    le feu à l'arbre ces drôles de freluquets, au lieu d'allumer un feu de camp à côté ! Bon, okay, c'est peut-être pas si facile de cramer un arbre, mais bon, ils auraient pu essayer au moins. Bon,
    ça se laisse regarder.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Transcendant |
    Excellent | Bon | <span style="color: #ffffff;"><strong><span style="font-size: 14pt;">Sympathique</span></strong></span> | Moyen | Ennuyant | Mauvais | Ultra mauvais</span></span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Y'a quoi dans ma playlist]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-y-a-quoi-dans-ma-playlist-111850837.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-y-a-quoi-dans-ma-playlist-111850837.html</guid>
            <pubDate>Mon, 29 Oct 2012 12:54:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    Ce blog ne parle pas assez de musique. Probablement parce que je n'y connais pas grand-chose et que je ne me tiens pas énormément au courant de l'actualité musicale. Même si j'écoute des trucs,
    comme tout le monde. Bref, peu importe, j'ai décidé d'un big article pour présenter ce que j'écoute en ce moment, mes découvertes récentes et les albums que j'ai écouté récemment, ce que j'ai
    aimé dedans. Je ne suis pas dans la chronique/critique mais dans la pure présentation de mes découvertes personnelles musicales.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <h1>
    Audiomachine - Epica
  </h1>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Audiomachine, c'est un groupe de musique orchestrale qui fait de la musique pour les bandes-annonces de films, les publicités, les jeux vidéo, les annonces télés, les trucs de ce genre qui
    nécessitent des thèmes bien épiques. Ils ont des concurrents, comme Two Steps from Hell et X-Ray Dog<em>,&nbsp;</em>mais je trouve quand même qu'ils explosent les autres. Normalement leurs albums
    ne sont pas disponibles au grand public (ce sont plus des "catalogues" pour ceux qui font des bande-annonces et autres), hormis le récent best-of <em>Chronicles</em> qui est une grosse
    compilations de leurs meilleurs morceaux issu de la demande des fans, mais n'empêche qu'on peut trouver à peu près toute leur musique sur YouTube. Et leur dernier album <em>Epica&nbsp;</em>est
    une vraie bombe. Il faut préciser que ce type de musique commençait à s'enfermer dans du vulgaire épique tonitruant&nbsp;finalement assez superficiel&nbsp;(par exemple&nbsp;<em><a href=
    "http://www.youtube.com/watch?v=xHtnBnKcP_U">Akkadian Empire</a></em> et <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=9D4QIf4Ot7o">Guardians at the Gate</a></em> utilisés dans <a href=
    "http://www.youtube.com/watch?v=62jWz1dacSM">la bande-annonce d'<em>Avatar</em></a> et dans <a href="http://www.youtube.com/watch?v=FP0Ei3FlIsY">une pub Mercedes</a> avec G@tG en mode dubstep).
    Mais avec Epica, on sent qu'il y a une vraie recherche. Premièrement, l'album n'est pas une simple associations de thèmes mais possède une certaine cohérence. Ensuite, les morceaux ne sont pas
    constamment dans la surenchère. C'est vraiment le truc le plus évolué qu'ai fait Audiomachine, et ça vaut le coup. Rien que pour <em>Maya</em> qui donne l'impression de voler sur un dragon au
    petit matin en contemplant des paysages de rêve, pour <em>Prologue &amp; Birth</em> qui ouvre l'album magnifiquement ou pour <em>Eternal Flame</em> qui le clôt avec une puissance phénoménale.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div>
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      <div>
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    </div>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <p>
    Attention, si à l'écoute d'Audiomachine vous avez une tendance schizophrénique à vous croire dans une scène d'action, à sauter et à gesticuler comme un fou partout dans votre chambre, pensez à
    retirer les éventuels abat-jours en verre du plafond, sans quoi vous risquez de recevoir de marquantes blessures, surtout aux mains. Par contre, si vous voulez devenir un pirate, il n'y a pas de
    problème, je vous conseille alors<em>&nbsp;</em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=8w0p8wiOLc4"><em>Red Warrior</em></a>, qui a fait ses preuves.<br>
    <span class="title">&nbsp;</span>
  </p>
  <h1>
    Birdy - Birdy
  </h1>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Changement de registre et direction la folk anglaise un peu tristounette avec la jeune Birdy (elle n'a que 16 ans). Je ne sais pas si vous connaissez mais elle fait la chanson <em>Just a
    game</em> pour le film <em>Hunger Games</em>, elle a aussi collaboré avec Mumford &amp; Sons pour la bande-originale de <em>Brave</em>&nbsp;de Pixar et elle a chanté à la cérémonie d'ouverture
    des derniers J.O. Son album Birdy, majoritairement formé de reprises et sorti il y a un an, est surtout connu pour le titre&nbsp;<em>Skinny Love&nbsp;</em>(reprise du groupe Bon Iver). Mais le
    reste n'est pas mal du tout. En fait, quand vous êtes en voiture sur l'autoroute à 4 heures du matin parce qu'il est hors de question de voyager à travers la France de jour par temps de canicule,
    et que vous n'arrivez pas à dormir parce qu'en voiture, quand bien même on est passager à l'arrière, c'est impossible de dormir (enfin, c'est carrément possible, mais moi j'arrive pas), eh bien
    <em>Birdy</em> ça s'écoute vachement bien. Ça berce tranquillement avec un zeste de mélancolie et ça vous fait philosopher en regardant les étoiles.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
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  <p>
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  <div>
    <div class="clearfix" style="width: 220px;">
      <div class="deezercob">
        <div>
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  <p>
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  </p>
  <p>
    &nbsp;
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  <h1>
    En vrac
  </h1>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le bourrage de crâne de la pub Orange ne m'a pas laissé la possibilité de passer outre <em>Ghost</em> de Skip the Use, qui donne bien la pêche.
  </p>
  <div>
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  </div>
  <p>
    Je n'ai pas non plus échappé à la mise à la mode du dubstep et donc de <em>Bangarang</em> de Skrillex et de tant d'autres.
  </p>
  <div>
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    </object>
  </div>
  <p>
    En traînant sur Deezer je me suis rendu compte que The Killers ont une super chanson qui s'appelle <em>Human</em>.
  </p>
  <div>
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  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La bande-annonce de <em>The Tree of Life</em> m'a fait découvrir un compositeur tchèque du nom de Smetana à travers un bout de son poème symphonique <em>Die Moldau</em>, et c'est vachement beau !
  </p>
  <div>
    <div>
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    </div><br>
    <span class="title">&nbsp;</span>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <h1>
    Musiques de films
  </h1>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    J'ai peut-être dis du mal d'<a href="http://filoutery.over-blog.com/article-un-amour-de-jeunesse-mia-hansen-love-2010-106253445.html"><em>Un amour de jeunesse</em></a>, mais n'empêche que les
    chansons utilisées dans ce film (qu'on peut quasiment toutes entendre dans la bande-annonce) sont vraiment pas mal :
  </p>
  <ul>
    <li>
      <a href="http://www.youtube.com/watch?v=oRZi-sL-GdI">Andrew Cronshaw - Wasps in the Woodpile</a>
    </li>
    <li>
      <a href="http://www.youtube.com/watch?v=PltA5woXKaA">Patrick Street - Music for a Found Harmonium</a>
    </li>
    <li>
      <a href="http://www.youtube.com/watch?v=DdDIWQ-dG1E">Johnny Flynn &amp; Laura Marling - The Water</a>
    </li>
  </ul>
  <p>
    Par ailleurs, j'ai dit beaucoup de bien de <em><a href="http://filoutery.over-blog.com/article-drive-nicolas-winding-refn-2011-110685597.html">Drive</a></em>, et les chansons utilisées dans ce
    film sont géniales ! Elles ont presque toutes des effets synthé un peu vintage et pourtant elle datent d'environ 2006-2007. On se croirait dans une autre dimension.
  </p>
  <ul>
    <li>
      <a href="http://www.youtube.com/watch?v=MV_3Dpw-BRY">Kavinsky featuring Lovefoxxx - Nightcall</a>
    </li>
    <li>
      <a href="http://www.youtube.com/watch?v=9K7rmxjk5RQ">Desire - Under Your Spell</a>
    </li>
    <li>
      <a href="http://www.youtube.com/watch?v=-DSVDcw6iW8">College &amp; Electric Youth - A Real Hero</a>
    </li>
    <li>
      <a href="http://www.youtube.com/watch?v=LcJGH82INkM">Riz Ortolani - Oh my love (feat. Katyna Ranieri)</a>
    </li>
  </ul>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <h1>
    Fun. - Aim and Ignite
  </h1>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Tout bon auditeur de RTL2 doit connaître l'excellente <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Sv6dMFF_yts">We are young</a></em> du groupe fun. (140 Mvues sur YouTube, nom d'un petit bonhomme
    !). Bon, donc, ça m'a donné envie de découvrir le reste de ce que fait ce groupe. Et comme je suis quelqu'un d'ordonné, j'ai commencé par leur premier album, à savoir Aim and Ignite, à la
    pochette bien what the fuck, mais au contenu bien entraînant ! À une chanson une mélodie, qui donne envie de danser dans la rue en espérant que le reste de l'Univers aussi se transforme en
    comédie musicale, et un relatif bazar dans l'utilisation des instruments et de la structure des chansons (<em>Be Calm</em> est complètement barje). Ah fun. c'est cool et c'est tout gentil.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
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  </div>
  <h1>
    Muse - The 2nd Law
  </h1>
  <div>
    Muse est un groupe un peu bizarre. Déjà, même si je savais son inclination à choisir des noms astrophysique pour leurs titres (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=H3MQQ4_SE0Y">Supermassive
    Black Hole</a> et <a href="http://www.youtube.com/watch?v=MTvgnYGu9bg">Neutron Star Collision</a>, mais bon ça doit être le rayonnement <em>Twilight</em>), là ils ne rigolent plus. Allez hop,
    direct, tant qu'on y est, on nomme carrément l'album en référence à la seconde loi de la thermodynamique, quitte à citer quelques propriétés du second principe sur du dubstep dans <a href=
    "http://www.youtube.com/watch?v=pcupKVyMrec">l'avant-dernière chanson de l'album</a>. Sérieusement, ils pètent de sacrés cables les mecs. Et c'est tellement génial. The 2nd Law, c'est Muse qui
    pète les plombs. Genre, ça commence avec un truc tout droit sorti d'un James Bond imaginaire, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Ej8rdi-cwdw">Supremacy</a>. Eh mais les mecs ! C'est Adele
    qui chante le générique de <em>Skyfall</em>, qu'est-ce que vous faites là ? Bon, comme vous voulez. Et puis tiens, tant qu'à faire, autant inclure dans l'album la chanson officielle des J.O.,
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=68mw8AE9l_g">Survival (et son interlude introductif)</a>, une sorte de truc complètement mégalo avec les choeurs de l'armée rouge en fond. Oh et puis
    tiens, toi le bassiste, t'as pas envie de chanter un peu ? Ouais on a de la place sur l'album, fait nous donc deux chansons. Eh les mecs, j'ai une super idée, je vais mettre les battements de
    coeur de mon futur fils (<a href="http://www.chartsinfrance.net/Muse/news-81383.html">sauce</a>) au début de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=pEDhwIa1-Jo">Follow me</a>, et même qu'on fera
    le techno remix directement sur l'originale, cool non ? Bref, sur cet album qui aurait aussi pu s'appeler (en trois mots aussi) What The Fuck, qui possède des richesses extaordinaires de toutes
    sortes, on peut surtout citer le meilleur morceau qui déchire vraiment et dont le solo à la fin a un gros potentiel de air guitar, je parle de Panic Station.
  </div>
  <div>
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                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Drive (Nicolas Winding Refn, 2011)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-drive-nicolas-winding-refn-2011-110685597.html</link>
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            <pubDate>Sat, 29 Sep 2012 15:27:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 8pt;">À Los Angeles, un mécanicien doué pour le pilotage travaille à l'occasion comme cascadeur de cinéma et comme conducteur pour
    braqueurs. Il rencontre sa voisine Irène et son fils Benicio, dont le père est en prison. Lorsque ce dernier est libre et revient chez lui, il se fait tabasser par ceux qui le protégeaient en
    prison, qui veulent qu'il braque un prêteur sur gage. Le <em>driver</em> sympathise avec lui et lui propose de l'aider pour ce braquage.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img width="500" height="690" alt="http://i.imgur.com/GUkYQ.jpg" class="CtreTexte" src="http://i.imgur.com/GUkYQ.jpg">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il y a des personnages comme ça. Des personnages dont on se demande ce qui se passe dans leur tête, car ils sont renfermés sur eux-mêmes et
    ne s'expriment pas. Des personnages indépendants, auto-suffisants et intriguants. Des personnages qui sont posés, calmes, méthodiques, tantôt romantiques, tantôt psychopathes, qui sont d'une
    froideur terrible et qui tout à coup s'avèrent doués d'une sensibilité déconcertante. Ce personnage c'est celui, sans nom, de <em>Drive</em>, joué par Ryan Gosling, brillantissime. C'est le
    pilier fondamental du film, et d'ailleurs l'affiche résume assez bien l'ambition du long-métrage : un truc à tendance auteuristique posé, qui a quand même bien de la gueule et surtout centré
    autour d'un personnage clé mystérieux.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img width="577" height="273" alt="http://2.bp.blogspot.com/-WqedaSM5_u4/T9qXt8K_SHI/AAAAAAAAQVA/HYvNa-69Voo/s1600/Drive-Hammer_0.jpg"
    class="CtreTexte" src="http://2.bp.blogspot.com/-WqedaSM5_u4/T9qXt8K_SHI/AAAAAAAAQVA/HYvNa-69Voo/s1600/Drive-Hammer_0.jpg"><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">On a beau dire ce qu'on veut des films présentés au festival de Cannes, mais j'ai quand même l'impression qu'au moins, ils sont super beaux.
    Il n'y a pas longtemps je parlais dans mon article sur <a href="http://filoutery.over-blog.com/article-the-tree-of-life-terrence-malick-2011-108082727.html"><em>The Tree of Life</em></a> (qui a
    eu la palme d'or là où <em>Drive</em> a eu le prix de la mise en scène) à quel point les images de Malick étaient magnifiques. Celles de Nicolas Winding Refn sont aussi vachement belles. Les
    plans de <em>Drive</em> sont cadrés avec un sens de la perfection assez fou, et c'est d'une classe monstrueuse. Il y quand même des tas de trucs rudement bien foutus, par exemple ce simple
    travelling avant vers des fenêtres qui donnent sur la ville et qui font bouger les immeubles de manière iréelle, avec Ryan Gosling et sa veste scorpion au centre, ou peut-être ce dérapage
    incroyablement bien filmé en Mustang, ou etc etc. Non, c'est quand même vachement beau.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais c'est surtout sur son ambiance que <em>Drive</em> a un côté carrément fascinant. Voilà, c'est un film d'ambiances, simplement. Le
    réalisateur arrive avec un talent sûr à instaurer une atmosphère d'une grande richesse à chacune de ses scènes. Et là où pas mal de cinéastes font du film intriguiste, oubliant parfois de faire
    sentir les moments aux spectateurs, Nicolas Winding Refn don't give a fuck. Il envoie valdinguer les dialogues et passe outre les banalités, ce qu'il veut, c'est capter le moment, filmer du pur
    cinéma. À partir de là, tout s'emboite comme par magie, le charisme fou d'un Ryan Gosling taciturne, cette bande originale stratosphérique qui déchire et ces innombrables plans de L.A. by
    night.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <div class="clearfix" style="width: 220px;">
      <div class="deezercob">
        <div>
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      </div>
    </div>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Plus fort encore, c'est cette capacité qu'a le film à sauter d'un registre à un autre de manière fluide et naturelle, et de s'autoriser
    quelques folies par-ci par-là. La scène d'introduction est assez éloquente sur ce sujet : elle commence ultra posé avec pour principal sujet ce personnage qu'on trouve déjà génial, puis elle vire
    vers de la vraie course-poursuite intelligente et musclée avant d'atterrir sur un générique d'ouverture à la musique superbe. C'est comme ça qu'est construit tout le film : avec des accélérations
    énervées, des décélérations violentes, des moments très calmes, des moments de grâce musicale (<em>Oh my love...</em>). <em>Drive</em> est une sorte de métaphore délirante d'un tour en voiture,
    avec un conducteur concentré et silencieux, qui sait se démerder de toutes les situations, capable d'y aller fort sur le pied droit quand il s'énerve... D'ailleurs <strong><em>la</em></strong>
    scène de course-poursuite donne un max.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img width="577" height="246" alt="http://www.mustangevolution.com/wp-content/uploads/2011/07/drive-630-585x250.jpg" class="CtreTexte" src=
    "http://www.mustangevolution.com/wp-content/uploads/2011/07/drive-630-585x250.jpg"><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Petit bémol à mon sens, c'est cet abus des longs ralentis. Je n'aime pas trop les ralentis, surtout lorsqu'ils sont dans l'action. Je
    comprend l'envie d'un réalisateur à ralentir une scène pour donner tous les détails au spectateur tant pour ce qui s'y passe techniquement que pour ce qui s'y passe dans la tête des personnages
    (qui ne se rappelle pas de la poussette des <em>Incorruptibles</em> ou de la scène du seau de <em>Carrie</em> chez De Palma ?) mais finalement je trouve que ça casse l'effet "brusque" qu'on est
    censé ressentir dans l'action, justement. Et un bon metteur en scène est censé être capable de capter tout ce qu'il y a à capter en temps réel. Il y en a quelques uns de trop dans <em>Drive</em>.
    Sauf ce plan où on voit la voiture qui valdingue à travers le pare-brise de derrière avec Christina Hendricks affolée au premier plan, celui-là il est magique.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Transcendant | <span style="color: #ffffff;"><strong><span style="font-size: 14pt;">Excellent</span></strong></span> | Bon | Sympathique |
    Moyen | Ennuyant | Mauvais | Ultra mauvais</span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Raiponce (Byron Howard, Nathan Greno, 2010)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-raiponce-byron-howard-nathan-greno-2010-110462180.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-raiponce-byron-howard-nathan-greno-2010-110462180.html</guid>
            <pubDate>Sun, 23 Sep 2012 19:37:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <img src="http://i65.servimg.com/u/f65/15/65/15/82/a490_410.jpg" class="CtreTexte" alt="http://i65.servimg.com/u/f65/15/65/15/82/a490_410.jpg" height="593" width="400">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les Disney avec des filles et moi, c'est compliqué. Si de base je me considère comme un garçon sensible ouvert même aux Disney de gamine,
    c'est pas non plus une raison pour être complètement idiot et s'émoustiller de n'importe quoi. J'ai eu ma période <em>La Belle et la Bête</em>. Jusqu'à ce que je me rende compte que cette
    métamorphose finale est à chier : dans tout son développement le film nous montre comment une bête (et je dis bien une bête, non pas un prince dans la peau d'une bête, mais une méchante bête
    illettrée) peut s'adoucir au contact d'une adorable jeune fille, et finalement la Bête qu'on finit par aimer se transforme en chevelu qu'on ne connait ni d'Eve ni d'Adam (et Belle non plus ne le
    connait pas !). Alors non non non. C'est n'importe quoi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>La Petite Sirène</em>, vue récemment, n'a même pas eu le droit à sa période. J'ai économisé du temps en constatant sa médiocrité
    immédiatement. C'est quoi son délire à l'autre de tomber amoureuse comme une folle du premier mec qu'elle croise ? Elle ne le connait même pas. Elle le voit, et piouf, c'est l'homme de sa vie.
    Même pas "oh mon dieu ce qu'il est craquant, c'est l'homme de ma vie". Mais juste "oh comme je suis passionnément amoureuse". C'est d'un ridicule. Comme l'a écrit Marivaux (ouais même en prépa
    maths-physique on a des livres à lire), "Pardi, le coeur d'une femme est bien étonnant ! Le feu y prend bien vite." Sérieusement, <em>La petite sirène</em> c'est beaucoup
    trop&nbsp;<strong>formel</strong>. On devrait comprendre que des personnages sont amoureux sans que l'un des deux n'ait besoin de le clamer haut et fort, et pour ça, devinez quoi, il faut qu'ils
    tombent amoureux. Ce n'est pas le cas d'Ariel. Je suis désolé, mais les mecs quand ils ont écrit le scénario ça devait ressembler à : Ariel voit le mec -&gt; elle est amoureuse -&gt; il se passe
    des trucs -&gt; ils se marient vite fait. Et là toutes les petites filles se prennent les mains et chouchounent (du verbe chouchouner, qui n'existe pas, certes) "comme c'est mignon". C'est
    n'importe quoi. Pendant qu'on y est au lieu de dessiner des films on a qu'à faire un PowerPoint qui présentera les mots : prince charmant, poney, mariage, amoureuse, arc-en-ciel de bisounours au
    chocolat magique. Il y a des chances que ça fasse le même effet.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Voilà ce qui se passe dans ma tête lorsque j'ai du temps à perdre dans des réflexions cinématographiques. Inutile de préciser que je pensais
    donc avoir été happé par le cynisme ambiant qui règne dans le monde adulte dans lequel je ne vais pas tarder à plonger et que j'allais désormais devenir un vieux connard over-pragmatique froid et
    dénué d'émotions. Ces dernières, qui, je le rappelle, court-circuitent notre côté rationnel et peuvent nous faire aimer&nbsp;<em>La Petite Sirène</em>. Comme quoi les émotions c'est bien, mais
    faut pas trop les laisser aller trop loin non plus. Mais là je m'égare drôlement dis-donc. L'article est censé parler de <em>Raiponce</em>&nbsp;me semble-t-il.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">J'y viens.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais avant toute chose je voudrais tout de même préciser qu'en fait non je ne suis pas devenu un cynique et j'ai toujours mon âme d'enfant.
    En effet, je vous invite à lire mon article sur <em><a href="http://filoutery.over-blog.com/article-wall-e-andrew-stanton-2008-107847896.html">Wall-E</a></em>, que j'ai encore revu il y a
    quelques jours et qui ne manque jamais de me faire pleurer-tellement-c'est-mignon-et-en-plus-j'ai-le-droit-parce-que-même-les-garçons-peuvent-pleurer-devant-un-Pixar. Dans <em>Wall-E</em>, par
    exemple, personne ne clame tout haut qu'il est amoureux de l'autre. Bah oui, ce sont des robots ! Ça c'est fort. Mais tiens, je suis encore en hors-sujet, pourquoi je parle de
    <em>Wall-E</em>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ah oui. Ces différents exemples considérés, je voudrais donc conclure cette introduction (oui, moi je conclus mes introductions) en disant
    que parmi les dessins animés / films d'animation un peu pour les fillettes hypersensibles, il y en a que j'aime, et d'autre que je n'aime pas. Je ne suis pas manichéen sur ce genre. C'est
    important de ne pas être manichéen sur un genre. (Par exemple certains disent que <em>Twilight</em> est nul car c'est une histoire d'amour cucul la praline, mais ce n'est pas la raison, par
    contre-exemple <em>Titanic</em> est cucul la praline et il est excellent, c'est juste que dans le cucul la praline, <em>Twilight</em> est particulièrement mauvais, d'ailleurs c'est un peu <em>La
    Petite Sirène</em> des vampires.)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ceci étant dit, toute la problématique est donc de savoir si <em>Raiponce</em>, éminemment cucul la praline, est Filoutery approved ou
    pas.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il l'est.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Déjà Raiponce elle est super méga jolie. Vraiment. Et sinon, tout est vraiment cool. Ensuite, bah, tout est trop cool. Disney ont murri, ça
    se sent. L'amélioration technique par rappot à leurs vieux films, et surtout le fait d'évoluer vers la 3D leur permet avec Raiponce de développer un univers beaucoup plus riche, dans tous les
    sens du terme. Les décors visuels sont étoffés ; les thématiques aussi ; la progression du scénario aussi. <em>Raiponce</em> est le meilleur truc qu'a sorti l'entreprise aux grandes oreilles avec
    <em>Le Rion Lion</em>. S'too.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">À l'heure où Pixar et même DreamWorks ont décidé de se laisser contaminer par des thématiques adultes pour brasser intellectuellement une
    plus large attention parmi les familles qui vont voir leurs films, Disney font l'excellent choix de rester sur du pur film pour enfants, mais visible par les adultes. Nuance fondamentale : celle
    entre le film pour enfant et pour grands et le film pour enfants et pour grands enfants. Raiponce fera pleurer les fillettes et rire les petits garçons, et il aura le même effets sur les adultes
    qui veulent bien jouer le jeu de s'écarter, le temps d'un film, du cynisme, de la violence et de toutes les complications qui caractérisent leur tranche âge. C'est le film préféré des enfants, le
    bisounours des grands. D'une sensibilité déconcertante, précisément parce que les scénaristes ont fait l'effort de développer une histoire d'amour dans laquelle les personnages tombent amoureux,
    écartant les enfantillages que sont les coups de foudre, métamorphoses et surtout en faisant de cette amour une thématique gratuite et simplement incluse dans le vrai enjeu du film (la découverte
    du monde extérieur et la quête des vrais parents) et pourtant en y portant les plus grands soins, constamment teinté d'une gentillesse candide qui ne tombe jamais dans la niaiserie débile (et je
    trouve que c'est une sacré numéro d'équilibriste de réussir ça), <em>Raiponce</em> est de surcroit très rythmé, drôle et original. Les chansons sont assez courtes pour ne pas gêner quand bien
    même elles ne sont pas au top, et les paroles servent assez bien au développement scénaristique. Les personnages secondaires sont géniaux (à savoir, un caméléon et un cheval) et les scènes
    d'action, en plus d'être formellement réussies, sont un vecteur thématique (c'est à travers elle que la jeune fille découvre le monde). Sans compter ce lacher de lanterne choinoises visuellement
    sublime et d'une grande poésie qui mérite largement d'être cité ici.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">En parlant de visuels sublimes, tout le film est une bombe graphique. C'est sacrément beau. Je disais dans <a href=
    "http://filoutery.over-blog.com/article-rebelle-brenda-chapman-mark-andrews-2012-108827681.html">cet article sur <em>Brave</em></a> que Pixar dominait les autres créateurs en terme de qualité
    d'image. Mais je dois bien avouer que quand Disney <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_films_les_plus_chers">font péter la tirelire</a>, ils ont sûrement de quoi faire tourner
    quelques petits processeurs pour un rendu de très grande qualité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Bref. <em>Raiponce</em>, c'est vraiment génial, ça vous fera voir les poêles à frire différemment, c'est évidemment à voir au plus vite et
    sérieusement, c'est unique ! Alors je hurle : Disney, gimmie more !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Vraiment excellent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">Transcendant | <span style="font-size: 14pt; color: #ffffff;"><strong>Excellent</strong></span> |
    Bon | Sympathique | Moyen | Ennuyant | Mauvais | Ultra mauvais</span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Révélations (Michael Mann, 1999)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-revelations-michael-mann-1999-109664651.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-revelations-michael-mann-1999-109664651.html</guid>
            <pubDate>Sun, 02 Sep 2012 16:31:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: &quot;georgia&quot;, &quot;palatino&quot;; font-size: 8pt;">Jeffrey Wigand (Russell Crowe), qui était vice-président de la recherche &amp; développement de la troisième
    plus grosse firme de tabac des Etats-Unis, vient de se faire virer. Tiraillé entre sa conscience morale et la clause de confidentialité qu'il a signé avec l'entreprise, il hésite à divulguer aux
    médias et à la justice l'existence de produits cancérigènes utilisés dans les cigarettes afin de rendre le consommateur plus vite accro. Alors que dans sa démarche de témoigner il se fait épauler
    par le journaliste Lowell Bergman (Al Pacino), producteur d'une émission d'informations sur la chaîne CBS, son ancien employeur fait pression sur lui et sa famille pour qu'il se taise.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: &quot;georgia&quot;, &quot;palatino&quot;;"><img alt="http://lordobama.files.wordpress.com/2010/02/the_insider_movie_poster_1999.jpg?w=640" class="CtreTexte" src=
    "http://lordobama.files.wordpress.com/2010/02/the_insider_movie_poster_1999.jpg?w=640" height="500" width="347">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">Normalement je ne suis pas particulièrement fan des thrillers politiques. Mais il faut avouer que
    sur ce coup il y avait pas mal de beau monde : réalisé par Michael Mann, connu pour son monumental&nbsp;<em>Heat</em>. Puis deux immenses acteurs que sont Al Pacino et Russell Crowe. Et le
    scénariste Eric Roth, l'un des meilleurs à Hollywood (oscarisé pour&nbsp;<em>Forrest Gump</em>, qui a entre autres écrit <em>Munich</em> de Spielberg et <em>L'étrange histoire de Benjamin
    Button</em> de Fincher). Additionnez tout ça à l'un des plus grands scandales de la santé publique des USA des années 90, vous obtenez <em>Révélations</em>. Et c'est excellent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;"><em>Révélations</em>&nbsp;est un film intelligent. Il évite soigneusement tous les pièges qui
    pouvaient lui être tendu. On pourrait s'attendre à une lourde dénonciation des pratiques douteuses utilisées par l'industrie du tabac et le danger de ce dernier. Mais pas tant que ça. Mann n'est
    pas Moore, bien au contraire justement. Car le film ne s'étend pas sur l'information mais sur la mécanique de l'information, et ça lui permet d'élargir ses thématiques jusqu'aux méthodes
    douteuses utilisées, cette fois, par les médias.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">Il est tout bonnement passionnant d'observer avec quel tour de force Mann arrive à créer un
    thriller dur et loin d'être naïf sur l'histoire de deux hommes dont les motivations sont idéalistes et morales. D'un côté un scientifique qui estime posséder un secret qui devrait être dévoilé au
    grand jour, de l'autre un journaliste intègre qui se bat pour la diffusion de cette information. Sortes de héros solitaires dans un monde cruel miné par l'argent, seuls à garder un authentique
    bon sens et sens morale, qui veulent se battre pour ne pas être soumis par le système.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">Sans jamais tomber dans le pathos avec son fond de drame familial, mais avec du recul et même une
    certaine pudeur, Mann orchestre avec talent cette intrigue où un homme ordinaire se retrouve au coeur d'une problématique aux proportions gigantesques. Russell Crowe livre une performance forte,
    précise jusque dans les tics d'un homme sous pression, sa difficulté à regarder les personnes à qui il parle, sa panique interne. Al Pacino est tout aussi remarquable, posé, partant néanmoins
    dans des déclarations enflammées quand il le faut&nbsp;</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">(le speech de Bergman à ses
    collaborateurs sur l'intégrité journalistique, montrant à quel point il croit en son métier).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">A travers quelques tirades extrêmement bien écrites sublimées par un jeu d'acteur brillantissime
    chez tout le monde, un scénario dans l'ensemble super bien ficelé (oui enfin c'est une histoire vraie donc...) et la mise en scène de Mann qui teste des trucs, cherche en permanence des plans
    élaborés mais discrets et qui possède un soucis du détail complètement maniaque, <em>Révélations</em> tord les boyaux de la tête, nous fait vraiment vivre le combat de deux hommes qui seront
    parfois amenés à douter de leur confiance mutuelle. C'est musclé, et c'est surtout passionnant, intéressant. Malgré la longueur de ses longs-métrages dûe à un rythme serein (à ne pas confondre
    avec lent), il y a toujours cette grande efficacité chez Mann, qui ne filme aucune scène gratuite mais que des trucs qui font avancer l'histoire, quelques plans et quelques répliques suffisant à
    creuser la profondeur des personnages. Et puis rien que pour Bruce McGill qui passe en <em>beast mode</em>,</span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">"Wipe that smirk off your face !", ça déchire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">Transcendant | <span style="font-size: 14pt; color: #ffffff;"><strong>Excellent</strong></span> |
    Bon | Sympathique | Moyen | Ennuyant | Mauvais | Ultra mauvais</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">Du même réalisateur : <a href=
    "http://filoutery.over-blog.com/article-heat-1995-critique-du-film-49934171.html">Heat</a><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">&nbsp;</span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Rebelle (Brenda Chapman, Mark Andrews, 2012)]]></title>
            <link>http://filoutery.over-blog.com/article-rebelle-brenda-chapman-mark-andrews-2012-108827681.html</link>
            <guid>http://filoutery.over-blog.com/article-rebelle-brenda-chapman-mark-andrews-2012-108827681.html</guid>
            <pubDate>Sun, 05 Aug 2012 12:58:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: &quot;georgia&quot;, &quot;palatino&quot;; font-size: 8pt;">En Écosse, Mérida, la fille du roi, n'a de cesse de se rebeller contre l'éducation en bonne et due forme de
    princesse qu'essaie de lui imposer sa mère. Elle préfère le tir à l'arc et galoper sur son cheval plutôt qu'apprendre les bonnes manières qu'implique son statut. Et rien ne va plus lorsque des
    princes sont invités pour prétendre au mariage avec elle. Suite à une dispute avec sa mère, elle cherche un moyen de changer son destin.</span>
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    <span style="font-family: &quot;georgia&quot;, &quot;palatino&quot;; font-size: 8pt;"><img src="http://www.centerforinquiry.net/images/blog_images/brave-poster.jpg" class="CtreTexte" alt=
    "http://www.centerforinquiry.net/images/blog_images/brave-poster.jpg" height="685" width="480">&nbsp;</span>
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  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: &quot;georgia&quot;, &quot;palatino&quot;; font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
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    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;">Lorsque&nbsp;j'ai vu les premières images, bien qu'alléchantes, je me suis demandé si Pixar ne
    s'inspirait pas un peu de l'excellent <em>Dragons</em>&nbsp;de leur concurrent DreamWorks tant sur le dessin des personnages (notamment l'énorme roi qui fait penser au chef Stoïc), sur la
    dimension légendaire rattachée aux territoires du Nord (Écosse, Scandinavie, même combat, lol...) et sur le thème du fils ou de la fille qui brise les règles (dans <em>Dragons</em>&nbsp;Arold
    décevait son père car il n'avait rien d'une brute viking). Mais c'est avec soulagement que je découvre que si ressemblances il y a, elles ne sont que très vagues, et surtout que dès le début du
    film, Pixar assène à tout autre créateur d'images de synthèse son écrasante supériorité sur bien des aspects, dont les deux les plus flagrants sont : leur monstrueuse maîtrise de l'introduction
    de leurs films : <em>Brave</em> accroche vraiment à fond, à tel point que le développement semble parfois manquer d'électricité en comparaison à cette exposition pétillante. Puis la beauté des
    images : tant par rapport à l'esthétique du design (tellement mignone Mérida enfant !), que par rapport à la qualité du rendu (notamment un effet mouillé assez bluffant) ou encore par rapport à
    la quantité de détails présents dans chaque plan. Trois qualités qui sont par exemple réunnies dans cette étourdissante chevelure rousse sur laquelle nos yeux sont rivés à tel point qu'on
    oublierait de profiter du reste. Bref, plastiquement irréprochable. D'ailleurs Pixar a dédié le film à la mémoire de leur "mentor" Steve Jobs, dont je viens de finir de lire la biographie. Un
    chapitre de cette dernière est consacré au lancement de Pixar par Jobs et comment il a transmis au studio à la lampe de bureau son goût du perfectionnisme et de l'intersection entre l'art et les
    technologies. Pas étonnant donc que <em>Brave</em> défonce tout sur son passage en terme de qualité d'image.</span>
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    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;">De plus, le film est doté d'une mise en scène tout aussi réussie, la caméra virtuelle se
    balladant dans les décors via des mouvements amples selon une vraie science de l'espace. Science du montage aussi, que ce soit à l'occasion d'une scène assez brillante sur la difficulté à
    communiquer entre une mère et sa fille, mais la compréhension qu'il y a entre elles deux tout de même, ou à l'occasion de l'apparition du titre en grosses lettres à la manière du trailer.</span>
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    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;">Bien que Pixar nous avait habitué à une plus grande richesse de thématiques, en particulier
    celles prévues pour les grands et non seulement les enfants,&nbsp;<em>Brave</em>, qui semble a priori surtout prévu pour les plus jeunes, reste ouvert à tous grâce à sa ligne directrice
    universelle :</span> <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;">le passage de l'adolescence à l'âge adulte</span><span style=
    "font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;">. La morale, sur fond d'abandon des traditions conservatives grotesques et de la reconnaissance envers les
    parents, est très jolie, et se lie au long-métrage dans son ensemble à travers son cassage de la structure classique du film de princesse. Là où Pixar déçoit quelque peu (relativement à ce qu'ils
    sont capables de faire, car dans l'absolu ça reste au top) c'est dans le choix d'enchaîner gags sur gags dans le développement et le relatif manque d'idées vraiment originales. J'ai même été
    particulièrement déçu par une scène (&lt;spoiler&gt;<span style="color: transparent;">celle où Mérida se retrouve dans les bois avec sa mère et où cette dernière essaie de garder ses manières
    malgré qu'elle soit ours, d'une pauvreté thématique et dramatique assez conséquente, trop long</span>&lt;/spoiler&gt;). Mais si j'oublie cet égarement, là où Pixar surprend agréablement, c'est
    dans la concision de leur film. Formellement peu long (1h35) par rapport aux standard modernes, <em>Brave</em> est très efficace, passe rapidement, et a la forme d'un petit bijou plus que
    sympathique devant lequel on passe un très bon moment.</span>
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  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif;">Transcendant | <span style="font-size: 14pt; color: #ffffff;"><strong>Excellent</strong></span> |
    Bon | Sympathique | Moyen | Ennuyant | Mauvais | Ultra mauvais</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;georgia&quot;, &quot;palatino&quot;; font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Foxx]]></dc:creator>
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